M. LE COMTE DE DO U VI LL E-M A I LL EF E U. — VOUS
voudriez le contraire, et que plus on possède, moins on soit frappé. {Rires au centre .) C’est ce qui a lieu actuellement, et c’est ce que vous voulez maintenir. {Nouveaux rires sur les mêmes bancs ! — Très bien ! très bien ! à l'extrême gauche.)
m. DENYS cocniN. — Vous me comprenez bien.
Vous savez que c’est la progression et non la proportionnalité que je combats.
M. LE COMTE DE D 0 U VILLE-M AILLEFEU. — NOUS ne faisons pas de mathématiques, ici, mais de la politique.
m. paul doumer. — Les mathématiques pourraient quelquefois nous instruire.
m. le ministre des FINANCES. — Certainement.
m. dents cocjiin. — Ce n’est pas dans votre famille qu on pourrait le contester, monsieur Poincaré.
M. LE COMTE DE D 0 U VILL E-M AILL EFE U. — NOUS n avons plus besoin de les apprendre. {Bruit.) m. DENTS cociiin. — On le croirait. — I/autre
jour, un des membres les plus éminents de la majorité, en se tournant du côté de la droite, — cela arrive souvent, — nous demandait compte de notre rôle et raillait nos divisions. Si un instant vous voulez bien vous mettre à notre place... (Rires à gauche et à T extrême gauche.)
m. jaurès. —Nous y sommes déjà!
M. LE COMTE DE D O U VILL E - M A I L L EF E U. — Jamais de la vie ! Nous ne voulons pas prendre votre place. C’est vous qui essayez de prendre la nôtre ; essayez, si vous le pouvez, mais je vous en défie.
m. fernand de ramel. — Nous aimons mieux la nôtre que la vôtre I
m. le comte de douville-maillefe u. — Restez chez vous. Vous êtes venus à la République en baissant la tête et à plat ventre !
M. FERNAND DE RAMEL. — Pas dll tout !
M. LE COMTE DE D O U VI L LE-M A IL L E F E U. — PlllS
bas encore !
m. le président. — Vous n’avez pas à vous adresser à vos collègues en ces termes.
m. denys co crin. — Je ne comprends pas ces interruptions. Je n’y réponds pas, c’est trop facile. Il est aisé de dire : « Moi, prendre votre place ! Jamais ! »
Moi non plus ! Voilà qui est entendu.
l’esprit nouveau