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GOUVERNEMENT DE WALD E CK-RO U S S E AU

rôles cjui, cet été, ont été prononcées de part et d'autre par les ministres. Qui nous a donné la ligne de cette politique générale? Est-ce M. le président du conseil? Il n'a parlé qu’une fois. C’était à cetle tribune, et c’était pour affirmer à M. Pourquery de Boisserin que la République ne courait aucun danger. {Rires à droite.) Et, quelques jours après votre séparation, il la déclarait menacée et il convoquait la Haute-Cour. Et il vous affirmera tout à l’heure qu’il a sauvé la République. Non, ce n’est donc pas M. le président du conseil qui a pu nous donner une idée exacte sur la politique du Gouvernement.

Qui est-ce encore? Est-ce M. Caillaux? {Rires à droite.)

A droite , ironiquement. — Le 16 mai !

m. dents cocii in. — Est-ce M. Caillaux lorsqu’il allait parler à ses électeurs modérés de la Sarthe et leur promettait l’apaisement, le respect de leurs consciences ?

Non, ce n’est pas M. Caillaux.

Qui est-ce encore? Est-ce M. le général de Galliffet? {Exclamations à gauche.)

M. LE MARQUIS DE KEROUARTZ. — Ce ll’est plllS le glorieux général d'autrefois !

m. morinaud. —L’assassin! {Rumeurs.) m. le président. — Monsieur Morinaud, je ne

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tiens pas à appliquer les pénalités du règlement, mais si vous m’y obligez je n’hésiterai pas.

(Un colloque s'engage à T extrême gauche entre MM. Contant et Paulin-Méry.)

m. le présid ent. —Messieurs Paulin-Méry et Coûtant, je vais vous rappeler à l’ordre si vous continuez h interrompre. Veuillez écouter l’orateur.

m.denys co en in. —Est-ce M. le général deGalliffet lorsqu’il prononçait de nobles paroles, auxquelles j’ai applaudi, sur la tombe du générai Brault, paroles si cruellement démenties par les actes mêmes du ministère dont il est membre solidaire?

Non, ce ne sont ni M. Gaillaux, ni M. le président du conseil, ni M. le général de Galliffet. La politique du ministère a été exposée très complètement, très loyalement par un autre ministre : M. Millerand dans son discours de Lille. (Applaudissements à droite. —Rumeurs à Vextrême gauche.) m. coûtant. —Il vous gêne ! (Bruit.) m. le président. — Messieurs, un peu plus de calme. Vous allez vous épuiser dès le premier jour. (0?i rit.)

m. denys co en in. — J’entends un interrupteur qui me dit: « Il vous gêne ! »

M. LA G A S SE. — Oui !

m. denys cocniN. —Comme vous vous trompez,

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