‹ L'esprit politique de la RéformeChapitre 17 sur 21 · L.V RKI'ÛHMK n'est PAS TN SVàTKMt; ETC. 'J · texte numérisé non relu

L.V RKI'ÛHMK n'est PAS TN SVàTKMt; ETC. 'J

ses moments de lucidité presque prophétique, se sont précipités, en désir sinon en acte, vers ce monde nouveau qu'ils avaient pressenti dans les promesses de la Réforme. Mais la plupart, surtout en France où la persécution énerva la hardiesse originelle de la Réforme, s'efforcèrent de la maintenir dans les questions purement religieuses ou liturgiques. Ils bornèrent leur tâche à obtenir la pacifique liberté de prier Dieu à leur guise. Que l'instinct de leurs persécuteurs fut plus habile, plus sûr que le leur ! Il aperçut d'emblée la suite de révolutions qui sortirait de cette première concession; et les longues misères qui préparèrent l'édit de Nantes répondirent aux humbles requêtes des Réformés. Déjà (en janvier 1G08) Henri IV, qui d(îvait connaître ses anciens coreligionnaires, leur reprochait, en la personne de Chamier, d'en vouloir «faire autant que ceux de Hollande», c'est-à-dire d'ériger la France eu République. Chamier eut beau protester, Henri IV avait mieux que lui compris la Réforme.

Nous ne nous occuperons donc pas ici des théories personnelles des difi"érentes sectes; car, encore une fois, nous ne cherchons point ce qui divise la' Réforme, mais ce qui la réunit.

Tâchons donc de saisir ce qu'il y a d'affirmatif au fond de toutes ses négations. Nous prendrons pour base de notre étude la confession de foi solennellement acceptée et sanctionnée en avril 1571, par le septième synode qui se tint à La Koclielle.

Page 1