‹ L'esprit politique de la RéformeChapitre 2 sur 21 · LUI · texte numérisé non relu

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d'excellents pourtant ceux-là, vont à travers les choses vêtus d'un scepticisme tellement imperméable qiie les impressions extérieures les frôlent bien inutilement. Ils n'en sont point avertis! Toujours inquiets de «s'emballer», ce qui leur paraît la suprême honte, à force de ne rien ressentir ne jjressentant plus rien, ils sont lamentablement atteints d'une acatalepsie bieti caractérisée : désintéressés du désir et, partant, découragés de l'action. Bien ne vibre en eux de la foule : d'elle à eux toute communication est rompue.

Ni ceux-ci ni ceux-là ne pourront, certes, être rappelés à une vie nouvelle. Mais de cet état d'âme, beaucoup qui en sont déjà enmaladis, mais non dissous encore, commencent à s'effrayer sincèrement. C'est à ceux-là, c'est à tous ceux qui cherclient et veident trouver que des essais comme celui-ci sont dédiés implicitement. Acculés que nous sommes à la nécessité de prendre une décision ou de nous effondrer, masse veule et inerte, dans l'ignoble césarisme, il est bon, il est nécessaire d'évoquer du pjassé toutes nos vertus et nos énergies. La vision des luttes par lesquelles les nôtres nous ont, de génération en génération, forgé l'hérédité libertaire que nous devons léguer, renforcée, à ceux qui nous suivent, est, ce me semble, une excitation opportune pour nos luttes d'aujourd'hui et surtout celles

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de demain. Et cest à cette réanimation de nousmêmes que f ai rêvé de collaborer par ce livre. Il est en même temps un acte de reconnaissance à des aïeux que nous avons vraiment trop méconmis.

Toulouse, mars 1893.

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