‹ L'esprit protestant: politique religionChapitre 10 sur 12 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

de tout alliage ; c'était indispensable, pour dissiper des préventions mal assises (1).

Ce livre n'est pas un livre de haine ; il ne tend pas à créer des divisions nouvelles, ni à entretenir l'agitation des esprits. Il est une simple constatation de faits bien établis et une appréciation pacifique de ces faits ; il voudrait au contraire un rapprochement entre gens qui ont des idées communes.

Pour parler ainsi, nous n'avons reçu mandat de personne ; mais nous croyons fermement que nos appréciations seront ratifiées par beaucoup de nos corehgionn aires, qui ont souffert comme nous des luttes présentes, et soupirent après le moment où elles prendront fin. Ce jour-là, puisse-t-il être réellement vrai de dire que catholiques, protestants, Ubéraux ou libres-penseurs, ne sont plus désormais en France que des Français !

(1) Voir encore le discours de M. Lasies, à la Chambre des députés (24 janvier 1901). — M. Anatole Leroy-Beaulieu (dans sa conférence faite à TÉcoIe des Hautes Études soèiales le 28 janvier 1901) observe que Tantiprotestantisme vient de l'anticléricalisme ; car la guerre appelle la guerre, et l'intolérance» l'intolérance ; et il termine par ces sages paroles qui devraient être gravées au fond de tous les cœurs : « Voulons-nous retrouver la paix religieuse : la première chose est que le Pouvoir se montre libre de toute passion confessionnelle et dégagé de tout esprit de secte religieux ou antireligieux. »

Janvier 1901.

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