‹ L'esprit protestant: politique religionChapitre 9 sur 12 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous voici parvenu au terme delà démonstration que nous nous étions proposée. Français et royaliste par ses sentiments, ses idées et ses tendances, tel fut le protestant de France aux xvi«, xvu« et xvnie siècles. Français, sinon royaliste, il est et entend rester à notre époque. Quelques défaillances passagères ne sauraient amoindrir son rôle historique, et le détourner de son but raisonnable. Si notre livre n'a pas fait plaisir à tous ceux qui Fauront parcouru, il n'a pas eu Tintention d'attaquer quiconque : on lui rendra cette justice. Il n'a pas entendu davantage comparer entre elles diverses religions, pour dégager la supériorité de Tune d'elles. Son seul but a été de définir et de caractériser le protestant de France. On n'y aura trouvé ni injures ni appréciations excessives, qui ne furent jamais des arguments sérieux. L'auteur s'est proposé d'être impartial; il ne croit pas avoir manqué à cette tâche difficile; s'il s'est trompé, il est prêt à rectifier les erreurs qu'on lui démontrera. 11 n'entend reprocher à personne le choix de telle ou telle religion ou irréligion ; la liberté est pour tout le monde et la responsabilité aussi : il revendique au contraire pour chacun le droit de défendre sa religion, quand elle est attaquée. Or le protestantisme était attaqué violemment, injustement parfois, par des adversaires qui le connaissaient mal. Il fallait le faire mieux connaître et le purifier

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