‹ L'esprit public au XVIIIe siècleChapitre 137 sur 161 · P. 109. — Sur Necker, Souvenirs du duc de Lé vis, p · texte numérisé non relu

P. 109. — Sur Necker, Souvenirs du duc de Lé vis, p

trigue au plus haut point. Sa destinée était d'opérer un jour dans Tintérieur et l'extérieur la perte et le déchirement du royaume... Cet homme flairait depuis longtemps le contrôle général. C'est le département le plus convoité par les fripons. M. de Calonne devait à Dieu, au diable et aux hommes ^ et pour payer ses dettes, il ne connaissait que la ressource du contrôle ou du pisto* let... J'en parlai à M. de Maurepas, qui me dit : a Fi (( donc, c'est un fou, un panier percé. Mettre les finances c( dans ses mains l Le trésor royal serait bientôt aussi « sec que sa bourse*. » Cette façon d'apprécier Calonne fait honneur à Augeard.

Nous en avons dit assez pour indiquer Topinion et la situation de notre historien. Sans être en vue, sans jouer un rôle d'éclat, il n'est pas dépourvu d'influence» C'est un personnage de coulisse. S'il était ambitieux, on le croirait un intrigant, mais le fond, chez lui, est honnête et sage ; ses Mémoires, où les révélations instructives ne sont pas rares, marquent bien la difTérence des deux époques qui se partagent le règne de Louis XVI : la première, dirigée par l'habileté de Maurepas, la seconde, par le caprice de Marie-Antoinette. Augeard cite à ce propos un mot caractéristique. « Je félicitais un jour M. de Maurepas, il me dit : Vous avez raison.

1. p. 107. — Autre conrersation de Maurepas avec Augeard : « Eh bien! puisque vous me parlez avec franchise, j'en userai de même avec vous. )» 11 tira alors d'une petite armoire une feuille de papier sur laquelle était écrit : « Liste des personnes que le roi ne doit Jamais employer après ma mort, s'il ne veut voir de ses jours la destruction de son royaume. » A la tête étaient l'archevêque de Toulouse, le président de Lamoignon, M. de Galonné, quatre ou cinq autres personnages et en der» nier lieu le retour de M. Necker. « A la mort de M. de Maurepas, ajoute Augeard, l'actif du trésor royal, qui n'était en 1774 que de 366,874,000 livres, s'était éleyé à 427,554,000 Uvres.

la situation n'est pas mauvaise, mais si je venais à mourir, elle changerait bien vite. Tous les fripons n'attendent que ma mort pour paraître sur la scène * . » Rien de plus vrai ; là est l'explication des prospérités et des désastres du règne. Le bon sens expérimenté du ministre servit longtemps de tuteur à la faiblesse de Louis XVI;. ce roi avait trouvé dans Maurepas un autre cardinal de Fleury dont la mort laissa le champ libre à l'influence des femmes et aux manèges des courtisans. Augeard, comme Bezenval, stigmatise l'incapacité scandaleuse des derniers ministres de la monarchie, la ridicule fatuité des grands seigneurs. «Dans les conseils du roi, il n'y avait pas un seul homme; l'intrigue faisait et défaisait le gouvernement; parmi les gens de cour il ne s'est pas trouvé un être qui fût au-dessus du médiocre*. ^> Avec le sentiment secret de leur nullité, croissait en eux la morgue aristocratique; leur faiblesse, évidente à tous et manifeste à eux-mêmes, se réfugiait pour ainsi dire et s'abritait dans l'orgueil de leurs privilèges les plus insolents et les plus surannés. Pendant l'émigration, Augeard causant un jour à Vienne avec la reine de Naples, Caroline, sœur de Marie- Antoinette, celle-ci lui dit : « Le grand mal, c'est d'avoir assemblé les États généraux. — Non, lui répondit son interlocuteur , le roi les avait promis trop formellement ; la cour était trop gangrenée, le ministère trop despote et trop imbécile. Le tout était un vrai bourbier^, » Ainsi pariait un ennemi de la Révolution; qu'aurait dit de plus fort un adversaire de l'ancien régime? La question d'ar-

gent est le grand souci d'Augeard; il s'applique à |

mettre à nu la plaie financière, le cynisme des dilapidations publiques, Ténormité des brigandages de cour : i< Le contrôle général était réellement devenu un mauvais lieu et le rassemblement des fripons et des catins de Paris. Dans les accusations qui furent intentées à Galonné, il y en avait soixante qui Tauraient conduit à la corde *. » Il ne se contente pas de s'indigner et de gémir, il agit; il cherche des remèdes, il combine des plans, il consulte ses amis, il demande audience à la reine.

Au mois d'avril 1789, Augeard alla voir l'ancien contrôleur général Machault, célèbre par l'audace prématurée de ses projets sur les biens ecclésiastiques : a Je le trouvai plongé dans la douleur la plus profonde . M. Augeard, me dit-il, je suis bien vieux, mais je verrai le tombeau de la monarchie avant de descendre dans le mien. — Et comme je lui parlais des ressources qui restaient et des observations que j'avais mises par écrit

sur ce sujet, après en avoir pris connaissance, il me

répondit : Si vous ne montrez pas à la reine ce que vous venez de me communiquer, vous êtes criminel envers elle et envers l'État^. » Ce plan financier, Augeard le communiqua, en effet, à la reine ; mais celle-ci étàitelle capable de le comprendre? Il s'agissait de faire un emprunt de 300 millions au moyen de billets d'État signés par le ministre et visés par le Parlement ; on l'eût amorti en vingt ans^. C'était le système actuel de nos obligations remboursables dans un délai déterminé. Un autre jour, Augeard vit la reine, auprès de qui sa

3. P. 180, 181. — L'amortissement eût été de 15 millions par an.

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charge lui donnait accès, et l'entretint des vues dangereuses et de la conduite ambiguë de Necker. « Lecture faite de mon Mémoire, la reine me dit : Est-ce que \ous croyez que M. Necker veut nous tromper? — Je ne sais pas, Madame, si la volonté de M. Necker est de tromper Vos Majestés; mais je suis sûr qu'il se trompe. C'est la même chose pour l'État. — Comment 1 M. Necker nous ferait jouer notre royaume à quitte ou double 1 — Madame, je vous estimerais bien heureuse : Vos Majestés auraient une chance pour elles; je ne leur en connais aucune. — Miséricorde 1 que me dites-vous là?... Et elle se mit à pleurer et essuyer ses yeux avec son mouchoir*.» Cet entretien est du mois de mai *1789. Le mois suivant, Augeard rencontra l'avocat Target, membre de l'Assemblée, ami du duc d'Orléans : « Que ce déficit, lui dis-je, tout considérable qu'il est, ne vous effraie pas ; j'ai des moyens de le faire disparaître, sans impôts, sans banqueroute, sans aliénation de domaines, sans création de charges nouvelles et sans toucher aux droits et à la propriété d'abcun citoyen. » Voici la réponse de Target; elle est remarquable; elle prouve que le « déficit )) a été l'occasion et le prétexte bien plus que la cause réelle de la révolution : « S'il existait dans le royaume un particulier quelconque qui, par hasard ou autrement, eût découvert une mine d'or grosse et longue comme le canal de Versailles, il faudrait étouffer cet homme-là; nous tenons aujourd'hui le roi dans notre puissance, il y passera dans toute l'étendue de Ja filière. » Combien n'avons-nous pas connu de ces révolutionnaires qu'on eût désolés en supprimant l'heureux « abus » contre lequel tonnait leur éloquence, et dont la

durée promettait une crise utile à leur ambition? Attéré | par cette réponse, Augeard court demander à la reine un entretien ; « il la trouve enfin à neuf heures du soir.» Mais ici se montre dans sa frivole médiocrité Tesprit de Marie -Antoinette; d*abord elle ajourne, et pour les plus vains motifs, la sérieuse entrevue qu'on lui demande ; elle a projeté «un voyage à Meudon; il faut qu'elle assiste à la procession des cordons bleus ; » puis, trois jours après, quand elle entend Augeard lui proposer «de transférer la cour à Compiègne, l'Assemblée à Soissons, le Parlement à Noyon, et d'établir un camp où le roi eût été le maître», en face de ce plan qui exige de la vigueur et de la promptitude, elle se récrie : «Maïs, vous voyez tout en noirl vous voyez les choses d'une manière trop exaltée! » C'est l'éternelle objection des faibles quand on leur dénonce un péril en leur demandant un effort*.

Que devint, pendant la Révolution, ce fidèle et sage conseiller?

Sans se laisser abattre par les événements ni décourager par le mauvais succès de ses premières démarches, Augeard, après la journée du 1 4 juillet, insista pour l'emploi de la force. Mais la force avait changé de mains, elle passait du roi au peuple, et Augeard lui-même, un mois auparavant, l'avait dit à Marie- Antoinette : « un mois plus tard, il sera trop tard^. » A la fin d'octobre, il conseilla à la reine l'évasion et lui remit un plan qui aurait mieux réussi qu'en 1791 ; la reine l'écarta noblement : «Je ne balancerais pas, dît-elle, sans le roi; mais je ne puis me résoudre à le laisser seul, je crains

trop pour ses jours. » L'épreuve commence à transfigurer Marie- Antoinette; son courage, sinon son intelligence, grandit avec le péril. Ce plan d'évasion, inutile à la reine, pensa devenir funeste à Fauteur. Dénoncé par son secrétaire, il reçut, à minuit et demi, la visite du comité des recherches, présidé par Tabbé Fauchet. Conduit à Tabbaye, il fut jugé au Châtelet, à peu près à la même époque que Bezenval, et acquitté le 30 mars 1790*. Absous, il restait suspect; il le sentit et quitta Paris pour se rendre dans sa terre de Busancy, non loin de Va rennes et de Sainte-Menehould. Les soupçons Ty poursuivirent; son château fut forcé et pillé en son absence. Le député de Varennes avait écrit au maire de la ville : « Si M. Augeard repasse par votre ville, il faudra trouver un prétexte quelconque pour le faire arrêter ; vous ferez chose agréable à l'Assemblée nationale. Envoyez-le à Paris; le peuple a encore besoin d'une victime. » Averti à temps, Augeard passa la frontière; il était émigré, mais malgré lui ^.

1. Voici en quels termes intéressants cette arrestation est racontée : c( A minuit et demi, couché dans, mon lit^ j'entends un bruit effroyable qui partait de l'antichambre; j'ouvre moi-même les portes; j'aperçois un ecclésiastique en rabat et que je ne connaissais pas, suivi de quatre personnages dont un avait été clerc de ma maison... Mon bureau était forcé; la visite de mes papiers dura jusqu'à midi. On envoya chercher un fiacre pour me mettre à l'Abbaye et y attendre la décision de l'assemblée nationale. Quand je fus sous la porte de Saint-Jean-en-Grève, il me prit uuc frayeur mortelle qui n'était que trop fondée. H y avait plus de douze mille âmes à la place de Grève qui attendaient. Si j'avais perdu la tète, c'était fait de moi ; je la passai par la portière du fiacre pour cacher avec mou corps les deux officiers de garde nationale qui me conduisaient en prison. Je fis l'étonné et causai avec le peuple pour demander ce que c'était. Vingt voix s'écrièrent : C'est un criminel de lèse-nation qui va descendre. Attendez; vous allez voir gambiller. C'est au son de ces douces paroles que je traversai toute la place de Grève, qui me parut bien longue. » (P. 207-211.)

Sa qualité de secrétaire de la reiiie lui ouvrit toutes les portes à Vienne et en Allemagne. « Vous wyez bien ce monsieur-là, dit un jour Caroline de Naples à sa première femme de chambre; je suis toujours visible pour lui; c'est le secrétaire de naa malheureuse soeur que vous avez élevée. » Deux dioses frappèrent Augeard : Terreur grave répandue à l'étranger sur la puissance de la Révolution, le peu d empressement des princes à secourir Louis XVI. La politique « du chacun chez «oi )) prévalait. Nul ne se souciait de dépenser (( 60 millions et 60,000 hommes pour les affaires des autres. » On énumérait les fautes de Louis XVI, ses déplorables choix, Necker, Calonne, ses guerres républicaines, comme celle d'Amérique; « il avait toujours été d une politique effroyable, » il sombrait dans la tempête que son impruden-ce avait déchaînée. L'empereur autorisait d'une maxime plausible son abstention : « Il n'est, disait-il, aucun souverain dans l'univers qui ait le droit de demander compte a un peuple de la constitution qu'il se donne; si elle est bonne, tant mieux pour lui, si elle est mauvaise, ses voisins en pfx)fiteront. » L'aspect de Cobientz révolta notre voyageur* Les vices de l'ancien régime, enlaidis par l'exil, s'y étalaient dans un pêle-mêle insolent et grotesque. Le cynisme de Versailles, en costume d'émigré, y semblait « plus hideux encore. » C'était a un cloaque d'intrigues, de cabales, de sottises, de déprédations, de singeries de l'ancienne cour. Les princes avaient fait de la résidence d'un électeur ecclésiastique un mauvais lieu*.» On y tenait les propos les plus indécents sur le roi et surtout

sur la reine ; on y exaltait Calonne ; « Richelieu et Pitt n'étaient que des enfants en comparaison. » Une joie mal contenue accueillit la nouvelle de Tarrestation de Louis XVI à Varennes ; la mort désormais probable de ce nouveau « Débonnaire » allait donner enfin à Témigration un roi ou un régent selon son cœur ! Témoin de ces odieux calculs, Thonnête Augeard en resta «foudroyé*. »

Un bon esprit comme le sien, libre de préjugés, tout en maudissant «Tinfernale révolution, » sentait la force sauvage et la supériorité fanatique du nouveau régime. Il n'estimait pas que l'émigration « de 200,000 individus eût diminué la France; » bien au contraire, elle avait, selon lui, dégagé la nation de la caducité corrompue qui l'énervait. Le gouvernement révolutionnaire, disait-il j est bien autrement énergique que celui qui existait avant 89 ; celui-là paralysait les forces d'une population de vingt-cinq millions d'habitants; celui-ci les déploie et en use à outrance ^. Il voyait donc très-clairement se former, dans l'horreur de la crise, à travers la violence extraordinaire des convulsions, une génération nouvelle et robuste, très-capable de repousser le joug ancien, et très-peu désireuse de le reprendre. Affermi dans ces pensées par nos victoires, il fut un des premiers à déclarer « que si* jamais un ordre quelconque revenait en France, la cause des Bourbons serait à ja-

1. « Un coup de foudre ne m'aurait pas plus altéré. J'entreyis dès lors tous les malheurs de la France. Comme mon désespoir et ma douleur étaient peints sur ma figure^ Toici ce qu'un pauvre maître de poste me dit^ je ne l'oublierai jamais : « Consolez-vous, Monsieur^ consolez- vous ; « l'arrestation du roi n'est pas, je crois, un si grand malheur. M. le comte « d'Artois avait^ ainsi que yous^ l'air attristé; mais tous les messieurs qui « étaient dans sa voiture avaient l'air très-content. » (P. 271.)

mais perdue'.» Dès que le consulat eut rétabli cet «ordre» nécessaire, Augeard, conséquent avec luimême, n'hésita pas ; il obtint, par l'intermédiaire de Tarcliiduc Charles, sa radiation de la liste des émigrés. Une fois rentré, il se borna à jouir de la patrie et de la tranquillité qui lui étaient rendues, abandonnant tout espoir d'une restauration des princes^. Il vécut encore cinq ans, et, avant de mourir, il mit la dernière main à ses Mémoires. Pourquoi les avait-il écrits? Voici sa réponse : « Depuis plus de trente ans, je me suis attaché à tenir et conserver des notes sur les événements des affaires générales, dans lesquelles les personnes les plus puissantes du royaume m'avaient employé. Je n'ai jamais eu en cela d'autre vue que de me rendre utile et d'arrêter le mal, puisque de tous mes soins, de toutes mes peines, etmême des risques quej'ai courus, je n'ai jamais retiré aucun lucre, aucune place, aucun avantage. » Achevons d'emprunter à ces Mémoires une idée précise dé la conduite et du caractère de Marie-Antoinette.

Plus respectueux dans l'expression, le témoignage d'Augeard. confirme, pour le fond dés choses, celui de Bezenval. Augeard, dévoué sincèrement à une reine dont il fut le serviteur ou l'ami, sans en être le flatteur, se garde bien d'offenser sa mémoire par de trop libres reproches ; il laisse deviner son opinion bien plus qu'il ne l'exprime. Il est visible que cette opinion n'est pas

2. « J'ea ai été quitte pour la perte de mes biens qui tous avaient été Tendus, de mes rentes et de mes bois. Je n'ai pas été trois semaines rendu dans ma patrie sans savoir précisément à qaoi m'en tenir sur sa situation; quant à la mienne, je me suis bien conyaincu que je n'avais rien de mieux à faire que de ne me mêler absolument d'autre chose que de ma tranquillité, en faisant journellement des vœux pour le bonheur de la France et sa prospérité. » (P. 369.)

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favorable à Marie-Antoinette considérée comme personnage politique. Augeard regrette qu'elle ait donné prise sur elle à la malignité de la cour par une familiarité imprudente, par Toubli des bienséances de son rang, en se livrant à une coterie ingrate qui l'a compromise et ne Ta pas toujours respectée *. Les entretiens fréquents dont nous avons parlé lui avaient aussi fait connaître le peu de consistance du caractère de cette princesse, la légèreté de son esprit, combien elle était incapable de s'attacher avec vigueur à un dessein hardi. La reine de Naples lui disait un jour à Vienne : « Je voudrais que mon frère l'Empereur me permît d'aller à Paris ; j'irais déguisée en marchande. Je trouverais bien moyen de percer jusqu'au boudoir de ma sœur ; je lui dirais : Eh bien, ma malheureuse amie, me reconnais-tu?... Eh, Monsieur Augeard, je lui donnerais du courage. — Madame, vous ne lui en donneriez pas, elle en a autant que la reine de Naples ; mais il lui faudrait une tête et un esprit de suite comme à Votre IVJajesté*.)) Il est un point oîiBezenval et Augeard diffèrent al)solument ; c'est au sujet de a la société de la reine ; )> Augeard critique avec amertume « ces courtisans trèsfins, très-intrigants, très-avides, » et il impute à leur fatal ascendant tous les malheurs de la reine et du royaume^. Ainsi s'accusent peu à peu les traits principaux de la figure historique de Marie-Antoinette : tracés par deux observateurs intelligents dont le point de vue et l'esprit ne se ressemblent guère, ils commencent à se dessiner sous nos yeux avec netteté.

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