T. I, Ifll
2. Madame Campan, I^ 60^ 91. — Bachamnont^ IX, U, 61, 101. — Correspondance secrète inédite, t. I, 9, i9, 4i.
ment ; ses larmes étaient entremêlées de sanglots interrompus par ces mots : « Ah 1 je voudrais mourir I Ah I « les méchants, les monstres 1 que leur ai-je fait I » — Je lui offris de Teau de fleur d'oranger, de Téther.., — (( Laissez-moi, me dit-elle, si vous m^aimez ; il vaudrait (( mieux me donner la mort. » Elle jeta en ce moment son bras sur mon épaule, et se mit à verser de nouvelles larmes*. »
Madame Caropan avoue la part active prise par la reine aux affaires, et regrette sa malheureuse intervention dans la politique ; mais elle essaye de plaider les circonstances atténuantes. A Ten croire, Marie-Antoinette, dominant son mari et dominée par sa coterie, aurait cédé aux suggestions intéressées des courtisans ; elle aurait joué, malgré elle, un rôle ingrat et funeste; son crédit lui pesait ; il lui répugnait de faire des ministres et d'assister aux conseils ; des plaintes fréquentes attestaient ses ennuis et a force d'un ascendant qu'elle n'osait briser.
cr Ah I me disait-elle en soupirant, au milieu des mémoires et des rapports que les ministres lui avaient remis, il n'y a plus de bonheur pour moi depuis qu'ils m'ont lait intrigante*. » Ses « intrigues » dans la politique extérieure, ses menées «autrichiennes,» toujours d'après l'officieuse madame Campan, se seraient bornées à réclamer « l'exécution du traité d'alliance, lorsque Joseph II eut la guerre avec la Prusse et avec la Turquie; » Marie- Antoinette demandant au roi 24000 hommes au lieu des IS millions promis n'aurait obtenu
2. Sur 1& société de la reine, madame Campan, t. I, 143, 147, 148. — Sur le rôle politique de Marie- Antoinette^ t. I, 261, 268; t. H, 27, 35. — Correspondance secrète, t. J, 561; t. Il, 352.