MARIE-ANTOINETTE
souffrir et pour mourir la dignité qu'elle avait paru oublier dans les années insouciantes de la prospérité et de la jeunesse. Mais, sans toucher à cette partie de son histoire, étrangère à notre dessein, à peine effleurée par ces deux correspondances, nous pouvons le dire, en nous appuyant sur le passé que nous venons d'étudier : si, à partir de 1789, le caractère de Marie-Antoinette, retrempé dans la crise, a plus de ressort et de relief, son intelligence médiocre et superficielle n'a pas changé ; elle a gardé sinon toutes ses illusions, du moins ses préjugés et sa faiblesse. Le cœur, dans Marie-Antoinette, est plus haut que l'esprit.
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