T. i, XXXV, 308; t. HI
(( les chalumeaux et les musettes pour former des danses et de jolies images champêtres. » C'est une esquisse de Watteau. Ne se risque-t-il pas jusqu'à dire que « le prince, après avoir consulté TAcadémie des sciences, devrait régler la distribution de la journée entre ses sujets? » — « Les cloches sonneraient les fonctions principales, ce qui serait admirable dans une ville comme Paris. . . Toute une ville aurait Tair de règle qu'a un couvent * . ))
Nous revenons au sérieux à propos des questions de paix et de guerre. Là je le trouve iBdèle à son humeur philanthropique et débonnaire, mais avec bon sens. Pour me résumer d'un mot, sur tous ces points nos idées actuelles sont déjà les siennes. Il déclare que le temps des conquêtes est passé et « que nous devons cesser de mettre notre gloire dans la perte et le dommage des autres nations. » Aussi n'aime-t-il « qu'une politique bourgeoise où l'on vit bien avec ses voisins, oîi l'on travaille à perfectionner Tintérieur du royaume et à rendre les Français heureux. )) 11 ambitionnait pour la France le rôle d'un arbitre puissant et respecté, sans la permission de qui, selon le mot du grand Frédéric, il ne se tirerait pas en Europe un seul coup de canon. « Nos voisins ont tout à craindre de nous ; nous n'avons rien à craindre d'eux. La France est en état de donner la loi à toute l'Europe, mais une loi juste... * » Qu'est devenu le temps où un Français pouvait écrire ces derniers mots sans jactance?
1. T. 1, XXX. — Il émet aussi cette opinion plus grave, que les « collatéraux ne devraient point être appelés aux successions par la loi. » T. III,