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faire pour son amusement des jours gras : « De me cou- (( cher à dix heures au lieu que je ne me couche ordinai- « rement qu'à onze. » — On a peine à comprendre que Ton puisse penser ainsi à l'âge de M. le dauphin. » Malgré ses sentiments dévots, il blâme la piété immodérée du dauphin : « M. le dauphin continue à marquer beaucoup de piété. On lui reproche d'en faire des démonstrations extérieures un peu trop grandes, comme par exemple de se prosterner presque jusqu'à terre au moment de l'élévation à la messe ou de la bénédiction au salut. . . Madame la dauphine lui demanda un jour de ne pas adorer le saint sacrement comme un moine *. » Si peu voltai- .rien que fût le duc, il sentait bien qu'on était loin des temps où les rois de France se rendaient populaires en chantant au lutrin.
Voici maintenant qui s'adresse à madame la dauphine, et c'est un nouvel exemple des réticences expressives où la timidité du duc de Luynes paraît comme une demi-hardiesse, si on la compare au style approbateur de Dangeau : « ... Malheureusement pour elle, madame la dauphine a de l'humeur. On prétend qu'il y a aussi de la hauteur. Je ne porte aucun jugement; je trouve toujours à plaindre les personnes qui ont de l'humeur, et je me contente de rapporter les faits ^. »
Le duc de Luynes a donc une opinion sur les personnes et sur les choses; s'il ne la déclare pas, on l'entrevoit. C'est, nous l'avons déjà dit, l'opinion accréditée dans la société de la reine, où l'on aime le clergé de toute la haine que l'on porte aux parlementaires et aux philosophes. Ces honnêtes gens, héritiers de l'esprit de ma-