ATION
Toiles de lin.
La situation pour les cotonnades est donc en définitive moins mauvaise qu'on ne le prétend. Les fabricants font peut-être des bénéfices moindres; ils ont dû faire des concessions nombreuses à leurs preneurs; ils me paraissent avoir triomphé des difficultés mieux qu'on ne l'espérait au début (^).
Certaines catégories de toiles, et particulièrement les jutes, ont même donné de gros bénéfices. Tous les rapports des fabriques de jute que j'ai pu consulter (fabriques de Slralau près de Berlin, de Hambourg, de Harburg, d'Ostritz en
(I) Cf. sur l'industrie lextile en Bavière, Foreign office, Annual séries, juillet 1898, n» 2158, p. 9. Il y a une légère dépression « mais finalement les résultais peuvent être regardés comme satisfaisants ». L'amélioration paraît s'accentuer. Moniteur officiel du commerce, 28 décembre 1899, p. 981.
Saxe, de Bruns\\ick, de Cassel, etc.), se montrent très satisfaits (1).
La situation pour les étoffes de laine n'est guère nrioins bonne. Les progrès faits par l'Allemagne dans la fabrication et l'exportation des étoffes de laine ressortent du tableau suivant :
Importation Exportation
de laine brute d'étoffes de laine
en raillions de kil.
Ces chiffres correspondent à un mouvement d'affaires annuel de plus de 750 millions de marcs.
C'est le progrès de l'exportation des lainages de toute sorte qui est sutout caractéristique. Tandis que l'importation de ces objets en Allemagne est à peu près stalionnaire, l'exportation a de 1880 à 4895 passé de 16,643 tonnes à 25.457 : c'est une
(1) Cf. Journal des Chambres de commerce, 25 novembre 1899, p. 352. Voici quelle a été en France la situation pendant la même période (en millions de francs) :
Importation Exportation
Fils de laine.
Tissus de laine.
Fils de laine.
Tissus de laine
augmentation de 35 0/0 en 15 ans (i). Rien que pour les vêtements, l'exportation a passé de 60 millions de marcs en 1894, à 70 eu 1895, à 91,6 en
L'industrie des soieries marche moins bien. Les fabricants de Crefeld et de Barmen ne sont pas contents. Mais il ne faut pas prendre trop à la lettre leurs récriminations, la production n'a baissé que de 8 p. 0/0. Il n'y a pas de quoi gémir (2).
L'industrie des rubans, tresses, dentelles, garnitures, nous dit la chambre de commerce de Barmen, « a traversé pendant l'été 1897 une période de stagnation ». Mais, dans son ensemble, l'année reste bonne, et en voici la preuve : les exportations du district consulaire de Barmen aux États-Unis se sont élevées en 1897 à 6.457.297 doll. contre 5.845.041 en 1896, soit une augmentation de 612.226 doll. Il n'y a que les exportations d'étoffes de laine et soie qui aient baissé. Les doléances que j'ai recueillies tiennent surtout à ce que les bénéfices des producteurs ont diminué : les prix de revient se rapprochent des prix de vente. Mais
(1)V. notamment un article du Handels-Museum, 11 août 1898, d'après le rapport de la Kaufmannschaft de Berlin.
(2) Voici (en millions de marcs) les statistiques des trois années 1893-97.
Cf. sur « l'industrie de la soie en Allemagne » deux articles de Walter Richter dans la revue Ost Asie7i, décembre 1899 et janvier 1900. V. aussi sur la « situation actuelle » le rapport de M. Pingaud, Moniteur officiel du commerce, 16 nov. 1899, p. 729.
c'est là uiie situation commune à tous les pays (*).
Quant à la fabrication des tulles et blondes elle fait tous les jours de nouveaux progrès. L'Allemagne avait été jusqu'alors tributaire de l'Angleterre pour sa forte consommation de tulle écru. Mais j'apprenais, il y a quelques mois, à Plauen, qu'on a construit une nouvelle machine qui en produit de très belle qualité. « Plusieurs établissements, m'a-t-on dit, ont entrepris la fabrication de ce tulle, de sorte que l'industrie saxonne n'en sera plus complètement réduite à importer les produits anglais ».
J'ai pu cette année même (juillet 1899) étudier sur place la façon dont les allemands ont conquis une bonne partie du commerce et de la production du tulle et de la dentelle à Saint-Pierre-les- Galais et me rendre compte de la manière dont ils ont su se procurer nos modèles, en évitant les frais d'études et de dessins considérables qui absorbent une partie des revenus de nos fabricants français.
Une fabrication qui s'est beaucoup développée c'est celle des velours.
Les velvets, autrefois importés principalement
(1) Production des velours de soie à Crefeld d'après les rapports de la chambre de commerce, en 1897, 73.114.060; en 1896, 73.037.869. Cf. Moniteur officiel du commerce, 22 sept. 1898, p. 355. V. aussi sur l'industrie de la soie à Crefeld, le rapport de M. Clercq, ibid., 4 août 1898, p. 140. Sur le commerce des soieries en Allemagne en général et la supériorité des soieries françaises, v. Moniteur officiel du corn merce, 7 juilletl898, p. 7. Un article de la Kolnische Zeitung du9 septembre 1898, fait présager une amélioration.
d'Angleterre, sont aujourd'hui fabriqués en grandes quantités en Allemagne et donnent lieu à un commerce constamment croissant. Les chiffres ci-dessous indiquent la valeur des importations et des exportations des velours de coton dans les dernières années.
Importation Marcs.
Ex|iortation Marcs.
On voit que le chiffre des exportations de velours de coton d'Allemagne a en quatre années augmenté de près de 800.000 marcs (i).
Je viens d'étudier une industrie qui se rattache de près aux industries textiles, l'industrie de la confection dans trois de ses principaux centres, à Berlin, à Breslau, à Erfurt. Quelques réserves qu'on doive faire sur l'organisation même du travail et sur la modicité des salaires, c'est une industrie qui est en somme prospère. A Breslau, par exemple, il existe une vingtaine de grands ateliers de confection, sans compter de nombreux ateliers de proportions plus modestes. D'après le recensement de 1895, la confection, la couture et la coupe des vêtements y occupaient 17.958 personnes, dont 9.000 femmes. La production est si considé-
{{) Moniteur officiel du commerce, 26 mai 1898,
rable qu'il a fallu chercher des débouchés et Breslau fournit aujourd'hui de ses articles de confection, l'Allemagne entière; elle fait à Berlin une puissante concurrence. « Les confections pour dames en particulier ont acquis en cinquante ans, au prix de grands efforts, une véritable réputation d'élégance, de solidité et de bon marché. Quant aux confections pour hommes, Breslau en exporte dans toute l'Allemagne, depuis la Prusse orientale jusqu'au Rhin. Ces dernières fabriques se développent encore plus rapidement que celles de confections pour dames. Breslau est soutenu dans cette industrie par le bas prix des salaires et le bon marché de la laine à laquelle on mêle un peu de coton pour donner plus de solidité aux tissus, et par le fait que les marchandises livrées sont élégantes et font de l'effet (^) ».
J'ai aussi étudié quelques industries complémentaires, notamment celle de la passementerie, industrie fort ancienne dans les environs d'Annaberg et de Buchholz, au sud de Chemnitz (elle remonte au xvi" siècle). Le travail, qui se fait encore à domicile, et se concentre ensuite dans ces deux localités, se chiffre par plus de 25 millions de marcs par an. La moitié des produits est destinée à l'exportation.
La fabrication des fleurs et des plumes a pris depuis quelques années, à Breslau en particulier,
(1) Rapport de M. Pilet, Moniteur officiel du commerce, 6 janvier 1898. Cf. sur l'industrie de la confection à Erfurt qui marche très bien, le Jahresbericht der Handels-und Gewerbekammer fur 1896, p. 10
une certaine importance. « Cette ville, écrit M. Pilet (1), rivalise avec Paris, Berlin et Vienne. On s'y conforme, comme dans toute l'Allemagne du reste, aux exigences de la mode de Paris. Berlin, Francfort-sur-le-Mein et Breslau livrent des fleurs artificielles à toute l'Allemagne et ont une exportation très étendue. On y germanise les modèles originaux achetés à Paris et on les envoie dans le monde entier (2). C'est la batiste d'Alsace et du sud de l'Allemagne qui est surtout employée pour la fabrication des fleurs très fines ».
L'industrie de la chapellerie s'est aussi développée. Elle s'est presque complètement émancipée de Paris (3).
§ 3. — Industries chimiques.
La plupart des industries ont suivi depuis 1870 une marche ascensionnelle remarquable. Quelques chiffres et quelques faits suffiront pour le prouver.
(1) Moniteur officiel du commerce, 30 décembre 1897, p. 840, et 16 février 1899, p. 247.
(2) Je dois ajouter, pour avoir étudié la question sur place et examiné de près les produits, que les principales maisons de Breslau ont créé maintenant à leur tour des modèles, et se sont affranchies de l'imitation parisienne. Est-ce à dire que les modèles soient, au moins d'après nos idées françaises, d'un goût achevé. C'est une autre question. Ce qui est certain c'est qu'ils se vendent en Allemagne plus aisément aujourd'hui que nos modèles français.
(3) Le principal centre de fabrication des chapeaux est Guben : on y fait des chapeaux de feutre qui sont expédiés dans l'Amérique méridionale, ainsi qu'à Paris et dans le Tyrol.
A Cottbus on fabrique des tapis : c'est une industrie qui marche à souhait. AForstet àSprembergon fabrique des draps communs pour vêtements d'hommes à bon marché et habillement de dames.
Nous mentionnerons en première ligne les industries chimiques. On sait quelle importance ont prise depuis quelques années les matières colorantes extraites de la houille. C'est à un modeste préparateur de chimie du lycée de Lyon, nommé Verguin, que revient le mérite de cette découverte, mais ce sont aujourd'hui les Allemands qui en tirent le plus de profit. La production augmente chaque année de 8 à 10 0/0, et les salaires moyens des ouvriers s'élèvent également, ce qui prouve la prospérité de cette industrie (i). La fabrique de Ludwigshafen (dans la Bavière rhénane) est aujourd'hui la plus importante de l'Europe (2).
De 1887 à 1897 l'exportation a augmenté de 100 millions de marcs. L'Allemagne exporte maintenant pour plus de 300 millions de marcs de couleurs d'aniline par an (3).
C'est dans les industries chimiques surtout que j'ai constaté que les Allemands ne repulent pas devant certaines dépenses qui nous arrêtent trop souvent. Ils n'hésitent pas à payer et entretenir en aussi grand nombre qu'il leur paraît nécessaire
(1) V. Handels-Miiseum, 9 décembre 1897.
(2) Cf. le rapport de M. Haller sur l'industrie chimique à l'exposition de Chicago, 1894.
(3) V. sur la fabrication des couleurs d'aniline, qui est presque devenue un monopole de l'Allemagne, le rapport du consul d'Angleterre Schwabach, Foreign office, juillet 1897, n» 1977, p. 14 ; Handels-Museum, 7, juillet 189H, p. 3't2; Export, 28 juillet 1898, p. 377, et Journal du Board of Trade, octobre 1898, p. 464. C'est l'Amérique qui est encore le plus important débouché.
des chimistes chargés des analyses et des expériences.
Telle par exemple la grande fabrique « Silesia » àSaarau au S.-O. de Breslau qui date déjà de 1872 et qui, malgré la concurrence de certaines fabriques autrichiennes, livre, en proportion chaque jour croissante, soude, potasse, sel de Glauber, chlore, acide sulfurique, ammoniaque, etc. Telle encore la maison Devrient de Zwickau (aujourd'hui société par actions (qui témoigne hautement sa satisfaction (1).
<( Le nombre des nouveaux produits chimiques fabriqués par les Allemands, dit un récent rapport consulaire anglais, est vraiment étonnant, et atteste les ressources de la chimie, la grande industrie de l'avenir. Il est étrange que la Grande-Bretagne, avec tant d'avantages en sa faveur, ne cherche pas de ce côté une compensation à la diminution de son industrie textile et métallurgique » (2),
On peut dire d'une façon générale que pour toutes les grandes industries chimiques^ l'Allemagne tient maintenant le premier rang sur le marché du monde. L'exportation des produits chimi-
(1) Jahresbericht der Ilandels-und Gewerbekammer zu Plauen fiir 1896, p. 171. La fabrique Silesia a fait en 1897 (rapport du 16 mars 1898) un bénéfice de 844.105 marcs et a donné 7 1/2 0/0 de dividende à ses actionnaires. En 1898 elle a donné 9 0/0 [Geschciflsbericht, p. 6).
(2) Foreign office, Amual séries, 1898, n" 2093. Cf. Wilhelm Bersch. Die moderne Cliemie {Wien, 1899). V. aussi Wickelhaus, Wirthschaflliche hedeutung chetnischer Arbeit, 1899.
ques a augmenté dans toutes les directions (sauf les États-Unis). Elle a été considérable en 1898, et il se fonde constamment de nouvelles fabriques. Mentionnons aussi l'importance qu'ont prise certaines fabriques de produits pharmaceutiques qui exportent aujourd'hui dans le monde entier. Celle de Gehe (le célèbre fondateur de la Gehesdftimg) dans un des faubourgs de Dresde, a une organisation modèle.
Sortie des laboratoires de savants tels que Liebig, Hoffmann, ces industries continuent à prospérer grâce au concours de centaines de chimistes sortis des Universités, qui pour la plupart entrent au service des industries particulières, mais qui presque toujours restent en relations scientifiques avec les savants qui dirigent les laboratoires où ils ont travaillé. Soixante chimistes par exemple sont attachés à l'usine de produits chimiques d'Elberfeld, et ce n'est pas une exception. « Les Allemands, dit justement M. Raphaël-Georges Lévy, ont remplacé dans leurs usines les contremaîtres par des docteurs ès-sciences. Ils ne sont pas exposés ainsi à s'attacher aveuglément à la routine. Les laboratoires des usines de produits chimiques sont des centres de travaux ininterrompus qui se poursuivent dans des directions variées et souvent fécondes » (1).
(1) Revue des Deux-Mondes, 15 février 1898. Quelques-unes de ces usines puissantes sont déjà venues établir des succursales en France : la fabrique badoise d'aniline et de soude à Neuville-sur- Saône, une autre près de Compiègne, une grande maison d'Elberfeld,
o8 L ESSOR INDUSTRIEL.
Au congres tenu à Bade le 28 septembre 1897 par la Société pour la défense des intérêts de l'industrie chimique, M. Menzel a rappelé les vicissitudes par lesquelles cette branche de l'industrie a passé depuis vingt ans. Il a montré comment la première moitié de cette période avait été laborieuse, puis comment les choses s'étaient peu à peu améliorées. D'une année à l'autre, le nombre des fabriques a augmenté ; les salaires ont pu s'élever, le mouvement du commerce a été en 1896 de 645 millions dont 361 à l'exportation (augmentation par rapport à 1896 de 6 0/0 pour la valeur, de 13 0/0 pour la quantité). 94 grandes fabriques^ avec un capital de 256 millions de marcs ont distribué en 1896 des dividendes moyens de 12,3 0/0 (1). Dans la fabrication des couleurs d'ani-
près de Roubaix, etc.. Aujourd'hui, pour les alcaloïdes, nous sommes tributaires de l'Allemagne. Beaucoup d'analyses chimiques sont devenues très difficiles en France sans le secours de produits chimiques allemands. Nous ne produisons plus que très peu de produits purs. Nous avons sans doute des chimistes de mérite, mais ils ont engagé leurs élèves dans une mauvaise voie. Ils n'ont pas su mettre la chimie, comme en Allemagne, à l'ordre du jour. Les chimistes jouissent làbas d'une tout autre considération que chez nous.
(1) Et même dans les années précédentes, les dividendes avaient été encore plus élevés : 12,71; 13,18; 13,44 0/0. En 1898, la moyenne a été 12,11. Rapport de M. E. Cor, Moniteur officiel du commerce, 26 janvier 1899, p. 122. L'industrie des engrais chimiques a été un peu moins lucrative. Mais 12 des 97 principales sociétés de produits chimiques ont donné plus de 15 0/0. V. le dernier rapport du directeur du syndicat, M. 0. Wenzel, à l'assemblée générale qui s'est tenue à Strasbourg le 26 septembre 1899. Depuis 1883, l'exportation de Talizarine a plus que doublé (Rapport de M. d'Héricourt, Moniteur officiel du commerce, 23 novembre 1899, p. 761).
line, le dividende moyen a été de 23,5 0/0 W. Le marché des produits cliimiques et des industries similaires, drogues ptiarmaceutiques, corps gras, huiles, couleurs, etc., est même si encombré en ce moment qu'on se plaint d'une surproduction. Lç nouveau tarif douanier américain a causé un tort considérable à certains produits tels que l'antichlore et le sulfure de sodium. Les droits qui les frappent ayant été plus que doublés, l'exportation s'est forcément ralentie. Les engrais artificiels ont aussi à lutter contre la concurrence étrangère. La fabrication des engrais artificiels qui est considérable en Allemagne a eu à souffrir de certaines mesures prises en faveur de l'agriculture. On a en effet accordé pour venir en aide à celle-ci une réduction de 20 0/0 sur 1 es transports par chemin de fer pour les engrais artificiels chargés par wagons entiers. Or la concurrence étrangère a profité de cet allégement en envoyant ses marchandises en grande quantité sur une place allemande comme Hambourg, par exemple, et en les expédiant de là par wagons entiers dans son rayon d'affaires, de
(1) statistique sommaire des progrès de la fabrication des couleurs
d'aniline :
Alizarine. Huile d'aailine. Aniline et autres
— — couleurs extraites
du goudron.
La fabrication des matières colorantes tirées de la houille occupe dans 25 grandes usines et 48 petites, 11.460 personnes. Sur les progrès de la fabrication des couleurs d'aniline dans la région du Rhin, V. Jahresbericht der Bandelskammer zu Crefeld fur 1898, p. 62.
façoQ à profiter de celte rcductioa de 20 0/0. Le fabricant allemand qui veut exporter est obligé de payer le tarif plein sans réduction et le droit d'entrée dans le pays. L'inégalité de ce traitement pèse lourdement, écrit un de nos consuls, sur l'industrie des engrais artificiels en Allemagne (i).
§ 4. — Porcelaine et verrerie.
L'industrie de la porcelaine a pris dans ces dernières années un développement considérable. A côté des manufactures d'État de Berlin et de Meissen^ dont le principal but est le maintien des traditions artistiques, ils s'est formé un grand nombre d'établissements libres pour subvenir à la consommation ordinaire, et la concurrence que ces derniers ont dû soutenir entre eux, les a obligés à produire avec une variété et une perfection toujours plus grandes. Autrefois le public allemand ne cherchait les porcelaines de bon goût que parmi les produits d'importation étrangère et notamment les articles français. Aujourd'hui la porcelaine allemande trouve partout, et même en France, des débouchés avantageux. En 1880 l'exportation des porcelaines allemandes n'était que
(1) Moniteur officiel du commercé, 30 juin 1898, p. 802, et 16 novembre 1899, p. 726. Les progrès de rélectro-chimie sont particulièrement remarquables en ce moment. Y. Ueher denrjeyenwarligenSlandder electrochemischen Arbeit, la revue Slahl und Eisen, le' août 1899, p. 728 et le Jahrbuch der Eleclro-chimie. Berichteiiber die Fortschritte des Jahres 1898. Cf. la Zeitschrift fur Eleklrochemie organe de la société électro-chimique, qui donne d'intéressantes statistiques.