‹ L'essor industriel & commercial du peuple allemandChapitre 5 sur 61 · VI PRÉFACE DE LA TROISIEME ÉDITION · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE DE LA TROISIEME ÉDITION

Qu'une crise survienne, et on verra que, sous le voile brillant de cette activité qui éblouit, se cachent encore bien des misères, bien des larmes et aussi quelques tares, accrues par In prospérité même du pays.

Déjà, en Allemagne, des esprits clairvoyants s'inquiètent du lendemain et redoutent des réveils terribles.

Et d'abord, même au point de vue scientifique et industriel, il est permis de s'effrayer de l'abaissement qu'amène inévitablement l'abandon des spéculations idéales et de craindre que l'indus^ trialisrae, qui déborde sur toutes les sphères de l'activité nationale, ne soit funeste à la science

ditions de la vie domestique, simple, mode=te, religieuse n'existent plus. Le nouvel lîmpire n'a donné naissance à aucun mouvement littéraire vigoureux ». Cet article peut être rapproché d'une étude de M. L. Bamberger, dans la revue Die Nation, t. XIII (1896), p. 653, qui se montre sévère pour la bourgeoisie allemande. « Elle s'est laissée éblouir par Bismarck le doctrinaire de l'isolement, l'apôtre des haines de race, le défenseur des privilèges des agrariens. Bismarck n'a aucunement développé le sens politique des classes moyennes et leur abaissement est profond ». V. aussi le curieux livre de Wilhelra Uhde, Am Grahe der Mediceer. FlorenUner Briefe ùber denti^che Kultur, 1899. L'auleur prétend que la civilisation actuelle de TAliemagne, en dépit du sentiment de satisfaction qu'éprouvent la plupart des Allemands « est extrêmement basse » (p. 121). La politique bismarckienne a été funeste. Le développement de la « technique » a rabaissé les Allemands au rang de « manœuvres »; la recherche du confortable étouffe les grandes pensées et amollit les caractères. L'enseignement, incliné trop exclusivement vers les realia, ne permet même plus aux enfants « d'apprécier le génie » et il empêche l'éveil de « l'individualité. »

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