L*£MOR
l'adresse qu'elle indiquait, joliment penchéeà la portière.
Un baiser encore, lancé du bout des doigts^ et il se retourna nez à nez avec la vieille aiadaaieMathai qui lo transperçait d'un regard fixe. Elle Tavait reconnu, en passant sur la place. Une capote de fleursjaunes, sur des bandeaux gris sale, encadrait sa face sournoise. Sans lui permettre de s*€squiver, elle l'entreprit :
« Ne travaillait-il pas trop? Elle lui trouvait le teint pâle. Quelle Jolie personne il venait de quitter! Sa cousine, mademoiselle Dionée, peut-être? — Non, pas du tout! Ah! que d*excuses... avec sasmauvais yeux, il lui avait semblé... En effet, mademoiselle Ève-Louise ne ressemblait que de loin — (oh ' oui, de très loin) — à cette jolie personne. Ohl mon Dieu! quelle indiscrélion elle venait de corn* mettre! Elle espérait que M. Lucien ne lui en vou^> drait pas. D'ailleurs, elle n'avetit rien vu, elle ne savait rien. Ce n'est pas elle qui se mêlait de ce qui ne la regardait pas... »
Et ses yeux, pétillants d'une curiosité jalouse, criaient : « Oui, oui, on sait ce qu'elles valent, les créatures auxquelles on envoie des baisers daas la. ruel »
11 piétinait de dépit, en répétant avec son plos grand air :