‹ L'estampe française;Chapitre 4 sur 45 · C.-F. Dumouriez · texte numérisé non relu

C.-F. Dumouriez

Portrait au physionotrace dessiné par Fouquet et gravé par C hrétien. PI. 23 (voyez p. 64) .

Le buis se vendait depuis 3 sols jusqu’à 12 sols la livre; on trouvait du bois pour la gravure au faubourg Saint-Antoine, il était débité en blocs d’une épaisseur réglementaire de 10 lignes (22 millimètres 1/2) et la fibre du bois se présentait dans le sens longitudinal. C’est ce qu’on appelle bois de fil. La gravure sur bois moderne emploie le buis coupé de telle façon que la fibre du bois soit perpendiculaire à la surface qu’on entame, c’est le bois debout.

La taille d’épargne.

Nous ne pouvons mieux faire, pour décrire la gravure en taille d’épargne sur bois de fil, que de citer Ambroise Firmin-Didot (Essai typographique et bibliographique sur l’histoire de la gravure en bois, Paris, i863, p. 278), dont le texte est infiniment plus rapide et plus clair que celui de Papillon :

« Sur le poirier de fil, la gravure s’opérait au moyen d e pointes tranchantes ayant les unes la forme de lancettes, d’autres celle d’un canif, dont le graveur se servait pour cerner les deux côtés du trait, en lui conservant l’épaisseur indiquée par le tracé même sur le bois; puis il faisait sauter, en la piquant, avec une pointe appropriée à cet effet, la partie cernée ou petit copeau, afin que le trait, ainsi dégagé, restât en relief, sauf à creuser plus profondément et à enlever avec la gouge les parties de bois concaves assez éloignées des reliefs pour être exposées à marquer sur le papier si elles n’étaient pas suffisamment évidées.

» Il fallait déployer une grande dextérité, surtout dans les tailles croisées, pour cerner et découper, c’est-à-dire pour la coupe et la recoupe. Dans ce cas, il fallait cerner les parties à leurs quatre faces sans entamer la croisure des tailles, appelée la croisée, puis enlever les éclats, d’une extrême ténuité, circonscrits par la pointe avec netteté et à la profondeur requise.

» Ces travaux minutieux exigeaient un temps considérable, et la gravure sur bois de poirier, où la pointe de l’artiste rencontrait

Pt.l.

Planche tirée de l’Encyclopédie.

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