‹ L'esthétique classique chez Quatremère de QuincyChapitre 101 sur 163 · LES ECOLES SEPTENTRIONALES · texte numérisé non relu

LES ECOLES SEPTENTRIONALES

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L. Boisserée a des intelligences * . Mais à ses yeux Albert Durer reste un ingénieux technicien, que « ni l'étude de la nature (on parle de celle que le goût dirige), ni les modèles de l'antiquité n'ont pu faire sortir des errements de ce goût qu'on appelle gothique^)). Denner de Nuremberg lui offre l'exemple le plus frappant de l'abus du détail : la loupe fait voir dans ses portraits jusqu'aux pores et aux poils de la peaul C'est à faire aimer la délinéation primitive des plus anciennes écoles, où règne du moins « l'élément du simple^ ». Ainsi, l'art du nord répugne à ses plus intimes aspirations : la beauté, la noblesse, le goût, le style; foncièrement naturaliste, il heurte ce néoplatonicien; pictural, c'est-à-dire épris des qualités spécifiques de la peinture, il est antipathique à ce gréco-latin qui voit les objets et les êtres, comme les peuples méditerranéens, sous la forme sculpturale, pure de lignes et de construction forte.

L'Ecole espagnole n'a pas non plus de leçons à nous donner. Du reste, elle n'est guère connue et appréciée en France que sous la monarchie de juillet^, lorsque le baron de Faviers réunit sa galerie, dispersée en 1837; qu'une belle série de dessins, en particulier de Velasquez, entre à l'Ecole des Beaux-Arts ; que le gouvernement fait acheter en Espagne par Taylor pour un million de tableaux (3oo), et que Thoré et Yiardot commencent leurs études. C'est par Lethière, qui avait composé en Espagne même, en 181 1, la collection de Lucien Bonaparte, que Quatremère semble avoir une idée, du reste superficielle, de ces peintres, (( qui brillent surtout parle coloris^ ».

Puisque les écoles septentrionales, et, parmi les autres, l'Espagne n'ont ni autorités ni modèles à nous offrir, rentrons chez nous. Devons-nous demander des exemples à notre art national du Moyen Age? Quatremère est celui de

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