‹ L'esthétique classique chez Quatremère de QuincyChapitre 114 sur 163 · mars, p · texte numérisé non relu

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[\. Voir d'un côté les Leçons du Louvre de Gourajod ; P. Vitry, Mich. Colombe

et la scalpt. franc, de son temps, 1901 5 les ouvrages de M. Marins Vachon sur

LE XVII*' SIÈCLE I l5

Notre art du xvii^ siècle lui paraît plus impropre encore que notre art du moyen âge à fournir des modèles à l'école classique. Il imite toujours l'Italie ; et il le fallait bien, puisque « l'école française sous Louis XIV ne trouvait pas dans ses antécédents un caractère original et qui appartint en propre à la nation »'. Mais cette fois les arts, en Italie, (( étaient à leur troisième époque : celle des règles. Le nôtre

ne put recueillir que les rejets d'une troisième coupe Ce

fut une vieille jeunesse, et de peu de durée ))^. Voilà une constatation intéressante et juste ; malheureusement Quatremère se garde de marquer l'évolution du goût dans ce fameux « siècle de Louis XIV », que son esprit unitaire considère en bloc. Tout au plus consent-il à atténuer un peu, en faveur de Simon Guillain, de Jacques Sarrazin, des Anguier, de Lepautre, de Desjardins, de Van Clèves ^ la tranchante sévérité de Cicognara. A ne juger que l'ensemble, l'influence de l'énorme basilique de Saint-Pierre lui paraît avoir été néfaste sur la sculpture italienne et sur la nôtre, qu'elle a encouragées au style théâtral \ L'influence du Bernin est survenue, avec ses effets de peinture, ses masses contiastées comme en un tableau, ses mollesses, nuages, draperies, morts et squelettes, résurrections et enlèvements. Comme ses mausolées, les nôtres, pendant deux siècles, ne seront que poèmes, drames ou tableaux ^ En peinture, ne parlons pas de Poussin, qui est né en France, comme dit Cicognara \ par les « bizzarrie dell' accidente », ni de Claude Gellée : leur art est italien. Nos peintres du xvii*' siècle ne sont (( que de médiocres élèves des Carrache ». Lebrun est

V Hôtel de Ville de Paris (igoS) et sur les Chambige (1907); les récentes enquêtes ou découvertes sur l'expansion de notre sculpture gothique en Italie aux xiv^ et xv^ siècles. — D'autre part, la thèse des italianisants A. de Montaiglon, G. d'Adda, Eugène Mûntz, Louis Dimier...

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