Biograph. uniuers., t. XVII, p. /421 (181C
4. Alexandre Lenoir partage l'admiration d'Emeric David pour Cimabue,
Germain commence son Guide des amateurs par l'étude (( Des anciennes peintures » : c'est dans la collection de son ami Artaud, a la plus curieuse qui existe », qu'il a pris ce goût de l'archaïsme \ En 1817, Schlegel, le traducteur de Dante (i8o4), consacre une notice au Couronnement de la Vierge et aux Miracles de saint Dominique, le tableau de fra Giovanni de Fiesole laissé au Louvre par les alliés en 181 5 ^ Stendhal, enfin, dans cette même Histoire die la Peinture en Italie (181 7) ori il fait siennes certaines idées de Quatremère sur l'idéal, décerne du « génie » à Masaccio, qu'il se reproche de trop aimer, admire Cimabue, Giotto, Filippo Lippi, « l'un des plus grands peintres », et Benozzo Gozzoli pour son « imitation naïve et vive de la nature »^ Presque tous ces historiens savent gré aux peintres du xiv" et du xv*" siècle moins de ce qu'ils ont que de ce qui leur manque : cette naïveté (( gothique » est un muet reproche à la perfection que les règles assurent mécaniquement. Voilà qui est grave pour l'académisme sur lequel veille le secrétaire perpétuel ! (( Que nous serions heureux, écrit Stendhal, au lieu de la manie du style à l'antique, de pouvoir en revenir au siècle de Ghirlandajo ! Nos artistes alors seraient au moins en état de copier la nature comme au miroir ' ! » Il applaudit l'allemand Cornélius de s'adresser à ces
studieux <c des belles statues antiques m : « rien ne rappelle mieux les belles peintures de l'antiquité que les siennes; il est le lien entre elles et la peinture moderne. « (Biogr. univers., t. VIII, i8i3, p. 558 sq.).