‹ L'esthétique classique chez Quatremère de QuincyChapitre 41 sur 163 · Id., p · texte numérisé non relu

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4. « Genre flétri par l'antiquité sous le nom de rhyparographie ou peinture de vilenies », id., p. g/i- Quatremère croit encore, avec son temps, que l'art grec et gréco-romain ignora le genre grotesque. Cf. pourtant sa dissertation sur « Le Démos d'Athènes », la peinture do Parrhasios.

36 LA DOCTRINE OU PHILOSOPHIE DE l'aRT

matière dure. On ne demande à l'art que d'être parfait dans son impuissance même, et par elle : ses imperfections sont source de plaisir ; songe-t-on, devant un beau tableau, aux idées de limite ou de superficie, si l'iiarmonie et la perspective sont parfaites ? Le plaisir de l'imitation tient précisément à la distance qui sépare l'image du modèle ^ Quatremère, impérieux par caractère, prête à l'art ce magnifique stoïcisme qui tire orgueil de nos lacunes. La grandeur de l'art, c'est ce qui^lui manque, et de le savoir ; sa vertu, c'est d'adhérer aux nécessités qui lui sont imposées, ou plutôt de les vouloir, pleinement, comme spontanément, et d'en tirer parti pour faire plus beau que nature. Par conséquent la musique est le premier des arts, parce qu'elle est le moins matériel, puis vient la peinture qui n'a que l'apparence linéaire et la couleur, T^puis la sculpture, qui offre la réalité de la matière, l'architecture qui a la matière, les formes et les proportions, « l'orchestrique et la mimique » qui satisfont à la sensualité de la multitude, enfin le « jardinage », qui s'applique aujourd'hui à se confondre avec la nature. Pourtant, « la peinture d'un paysage fait bien plus de plaisir que le paysage en nature! » Le jardin anglais est une aberration des romantiques^.

Dès lors apparaît clairement le but de l'imitation, après sa nature. C'est de plaire moins au sens qu'à l'âme, par la qualité du sujet, et surtout par la façon de le traiter. L'apo-

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