‹ L'esthétique classique chez Quatremère de QuincyChapitre 56 sur 163 · oct · texte numérisé non relu

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5. « L'artiste ne peut jamais être tenu d'avoir on vue les hommes ignorants des conventions de l'art m (Idéal, p. 225).

classicisme ait eu pour le bourgeois un mépris aussi transcendant que Delacroix. (( Chaque matière a ses juges, c'est de ceux-là qu'on doit ambitionner le suffrage^ ». Toujours est-il qu'il a réussi à les obtenir : Guizot" l'appelle (( notre premier esthéticien digne de ce nom », etQuérard « le savant technesthétique^ ». Ils ont raison : c'est la première tentative faite en France pour lier en un système rigoureux, avant le grand assaut du romantisme, les principes et les règles de l'art idéalo-antique. Nous verrons que pour l'Ecole il a remplacé Winckelmann.

Cette Esthétique est aussi une Poétique; ses principes, en tant que principes, sont communs aux lettres et aux beauxarts, qu'ils dominent; en leur nom elle condamne tous ceux qui, sous le fallacieux prétexte de vérité, ont renversé les conventions littéraires pour mêler les genres : Lafontaine, Fénelon, Shakespeare, Goethe, Ch. Nodier''. C'est à la toute récente préface de Trilby (1822) que Quatremère emprunte la définition du romantisme \ La stratégie est habile, car à ce moment (1822-1823), avec le Racine et Shakespeare de Stendhal, avec la traduction française deByron par Pichot (/!'' édit.), le Trilby de Nodier, les Poèmes de Vigny, les Odes et Han cF Islande de Y. Hugo et les Nouvelles Méditations de Lamartine, c'est sous la forme littéraire que se manifeste avec le plus d'éclat la « maladie » mentale universelle. Et la stratégie est logique, car écrivains et artistes ont conscience de leur solidarité. Les critiques se plaisent à le proclamer : (( Victor Hugo, ditleG/o6e% était en poésie ce que M. Delacroix était en peinture ». « Le poète Hugo, dit Jal ', est peut-être le seul homme qui puisse être dans le secret du génie de ce

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