‹ L'esthétique classique chez Quatremère de QuincyChapitre 61 sur 163 · Œuvres de Girodet, publiées par Goupin, i8'.>.9, t. II · texte numérisé non relu

Œuvres de Girodet, publiées par Goupin, i8'.>.9, t. II

3. Quatremère, Notice lùstorique sur Girodet, i825, p. 82/1; les Débats, 1820, 29 sept. (Delécluze).

6o LA DOCTRINE OU PHILOSOPHIE DE l'aRT

teurs se reposent de leurs exploits: Nanteuil, les Johannoty consacrent leur vie.

Alors Quatremère recommence courageusement sous la Restauration la campagne commencée sous l'Empire. En cette année 1822, pendant le salon^ qui monire Dante, Virgile et les damnés plastiquement saisis par Delacroix en pleine fièvre de terreur, Racine et sa Mort dCHippolyte traduits par Guillemot, la Mollesse du Lutrin de Boileau représentée par Monsiau, véritable « poésie enluminée », il monte à la tribune de l'Institut, en séance publique des Académies (1822), et stigmatise ces « méprises réciproques en peinture et en poésie ^ ». L' (( Imitation » insiste à son tour en 1823 sur cette « cette communauté abusive... et devenue de nos jours plus active ^ ». Le peintre en arrive à traiter plus d'un sujet sur sa toile, à force de vouloir tout dire. En affirmant que l'artiste « s'appauvrit par ces larcins » il semble que Quatremère ait songé à la méthode « polygrafe » des primitifs, qui croit nous donnei', par la simultanéité des scènes sur le tableau, le sens de leur succession dans la durée ^ Il y revient encore dans son (( Ganova ^ ».

Ainsi, avec Quatremère, arrive à sa dernière phase la fameuse question des rapports de l'art plastique et de la poésie, qui a tant préoccupé nos pères depuis le xvii** siècle. Il a suivi pas à pas l'effort, témérairi©^ selon lui, que la sculpture fait avec le Laocoon, avec les morceaux de réception du xviii*' siècle, avec les marbres de Préault et de Jehan du Seigneur, pour exprimer en bloc, dans un bloc, ce qui n'est propre qu'au récit qui décompose : l'action, le mouvement, le dynamisme instable. Le bras qui lance le trait, le cri

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