‹ L'esthétique classique chez Quatremère de QuincyChapitre 68 sur 163 · Id., liv. IV, chap. 11, par · texte numérisé non relu

Id., liv. IV, chap. 11, par

G. Notice historique sur Gérard, i838, p. 199.

contours ». Comme l'Ecole, il éprouve une sorte de volupté spéculative à isoler abstraitement la ligne, qui n'existe point en elle-même. Elle répond au besoin impérieux de sa raison classique : déterminer, enclore.

Déjà, sous l'Empire, pendant que les avant-coureurs du romantisme, Leclerc-Dupuy, Gliaussard, Esmenard, Amaury Duval, la Décade \ veulent qu'on fasse saillir la forme par le coloris et le modelé, Quatremère cherche dans la délinéation hiéroglyphique l'origine de l'art en Grèce et dans le monde ^ donne comme idéal le retour au style de profil, s'enchante avec tous ses contemporains de la gravure en pierres fines et en médailles où la fermeté du dessin s'accroît de la densité de la matière, étudie avec amour, comme David et Ingres, les vases (( céramographiques », oii le trait s'enlève si net en rouge sur fond noir ou en noir sur fond rouge ^ et, après Fiorillo, après Mengs et Chazot, dit son mot sur le fameux « Débat d'Apelle et de Protogène », qui a tant préoccupé l'Ecole : Apelle selon lui dut certainement la victoire à un dessin au trait fin, pur, délié, (( miracle de délinéation », obtenu par un pinceau très peu fourni et délicat comme une pointe. Et il joint à son mémoire deux planches de dessins oii la ténuité croissante du trait finit presque par échapper à la perception \ Dans ses travaux d'archéologie, comme dans presque tous les recueils d'archéologie ou d'art de l'Empire, le linéarisme, effort d'abstraction philosophique, est la règle ^

Devant cette éclatante renaissance de la couleur qu'est le romantisme il redouble d'ardeur. Ses « Notices Historiques»

T. Cf. Franc. Beaoît, L'Art franc, sous la Révolution, jj. gg-ioS.

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