Catalogue, n"s i
2. Oratio ad M. Brutiim, par. II (U Imitation, p. 2/44, et VIdéal, p. i4').
3. I, livre Y (Imitation, p. 2/19, VIdéal, p. 20). li. Catalogue, n» 6 (6 vol., 1820-1827).
5. Selon Heyne (Éloge de Winckelm., dans la traduct. de VHist. de l'Art de Jansen, p. 86) celui-ci s'était « rempli l'imagination des tableaux d'Homère et de Platon >i, et, parmi les collections 'de la Villa Albani, « nourrissait son esprit de rêveries platoniciennes ». UHist. de l'Art est encombrée, dans le texte et dans les notes, de citations et de références. L'essence de son esthétique est prise dans Platon, de son propre aveu. Il affirme que l'enthousiasme est à l'égard du Beau un moyen de connaissance (Réflexions sur le sentiment du beau), veut aller, par une analyse progressive, « jusqu'à la source même de la beauté universelle », et trouve celle-ci dans l'indétermination absolue (Hist. de l'A., 1. IV, chap. 11). Il est significatif qu'Em. Burnouf ne puisse exposer l'esthétique de Platon (Des principes de l'art d'après les doctrines de Platon, 1860) sans citer Winckelmann (p. 8, 4o).
6. Canova, p. 20, 3o. — En Allemagne, il a pu s'entretenir de Platon avec
en l'an VII, Delisle de Sales présente à la Seconde Classe un mémoire sur Le Prince des Philosophes^ Le 7 ventôse de la même année Mercier y fait l'éloge de Socrate, de Platon et de Proclus. Lors de la distribution des Grands Prix de l'an X par la Classe de Littérature et Beaux-Arts, Lévesque dit aux jeunes élus: « J'exige de vous l'enthousiasme... Vous porterez le beau idéal sur la toile et sur le marbre ^ . . » Emeric-David lui-même, préoccupé cependant de ramener l'artiste près du réel et de l y maintenir au nom des Grecs, lui recommande de lire Platon, dont il est tout le premier obsédé \ Droz, un des admirateurs de Quatremère, met sans doute les artistes en garde contre le rêve irréalisable d'une beauté purement intelligible, réminiscence de la perfection céleste, mais il déclare préférer ce beau rêve au danger de l'imitation (( ignoble ' ». Le roman s'en mêle : le Voyage de Platon en Italie, (( traduit d'un manuscrit grec trouvé à Héraclée », nous montre le philosophe amoureux expliquant la qualité particulière de son amour en présence de la beauté ^ Les artistes suivent l'esprit public : Platon paraît dans l'œuvre de David '^ ; il devient, sous la Révolution, républicain comme Socrate \ Il a son médaillon à la Malmaison. Girodet, dans son Discours sur r originalité^ en 181 7, invoque (( le divin Platon » et « cette beauté céleste..., beauté ineffable, image de la divinité sur la terre ». Néoplatonisme encore l'incroyable faveur de l'allégorie de Psyché dans l'art idéaliste de 1790 à i83o, avec les œuvres de David, Prudhon, Gérard, Canova, Chaudet, Milhomme, Delestre, Rutxhiel, Lemaire, Pradier, etc.. : Psyché, c'est
le comte de Stolberg, qui le traduit, et avec Jacobi, qui le met très haut audessus d'Aristote.