‹ L'esthétique classique chez Quatremère de QuincyChapitre 76 sur 163 · Moniteur du 3o avril · texte numérisé non relu

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l'allégorie spiritualiste de rame, et, pour la forme, c'est le nu, le nu adolescent et féminin, c'est-à-dire le modelé non ressenti, non divisé par les mille détails du caractère.

Enfin le platonisme s'offrait à Quatremère dans les entretiens de son intime ami Royer CoUard \ et surtout, un peu plus tard, dans les entretiens et les œuvres de Victor Cousin, qui collabore avec lui dès 1818 au Journal des Savants renouvelé, commence la même année son cours à la Sorbonne et entreprend en 1822, à la veille de Y Imitation de Quatremère, sa traduction de Platon. Cousin, qui lui envoie ses (( Nouveaux fragments philosophiques » en 1829 ^ et ses commentaires de Proclus en 1827, a salué en lui un des apôtres du spiritualisme. Ces deux hommes se sont reconnus et aimés en Platon. Rien d'étonnant que Quatremère doive à celui-ci la doctrine de l'Archétype, auquel l'art doit s'efforcer de remonter en s'élevant au-dessus des êtres particuliers, individuels et imparfaits, qui en dérivent^ Il lui doit aussi le (( système idéal », selon lequel l'objet de l'imitation est, non la nature extérieure, mais Ihomme, c'est-àdire l'ame exprimée par les formes humaines, et l'imitation elle-même un acte de l'esprit, qui généralise les données de l'expérience d'après un type intérieur qu'il conçoit. Quatremère, qui tend à éliminer de lœuvre d art, au profit de l'intelligible ou du (( moral », ce qu'elle a de concret et de particulier, est au terme de ce mouvement qui, parti de Platon, réunit les néoplatoniciens de Florence autour de Marsile Ficin et les artistes leurs amis (tel L.-B. Alberti) autour de Laurent de Médicis, se perpétue au xvii" siècle dans le clas-

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