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5. Dialogue entre Hylas et Pldlonoiis, dont le but est de démontrer la nature in-
C'est le génie allemand qui s'est emparé de son esprit. Le plus précieux résultat de cette enquête sur les origines de la doctrine idéalo-antique dans la forme que lui a donnée Quatremère est de montrer, par cet exemple saisissant, le prestige qu'il a exercé sur les français de 1770 à 1825. Quatremère n'est certes pas le premier à invoquer l'autorité des esthéticiens allemands, qui régnaient chez nous au moins [depuis la première traduction de V Histoire de F Art de Winckelmann en 1766, mais le premier à invoquer avec insis- Itance leur qualité d'Allemands comme une garantie de su- [périorité.
C'est en connaissance de cause qu'il admire « la grande [nation allemande* », pour avoir séjourné dans le Holstein, [à Tremsbûttel de 1797 a 1800, intimement uni avec ceux [ui pouvaient le mieux l'aider à pénétrer dans le génie de [la race : le philosophe Jacobi et le poète Christian de Stol- [berg. C'est là que ce parisien, récemment évadé des généiralités 011 la Révolution a encore encouragé l'esprit français, ipprend à admirer la science allemande qui « creuse profondément le sujet )) et n'est pesante que parce qu'elle mar- ;he « avec un fort bagage d'érudition et de citations ^ ». Dans ;e pays (( des recherches et des études sérieuses », il jette [en 1798 le fondement de son Jupiter olympien, un de nos jremiers ouvrages conçu à l'allemande ^ Sa bibliothèque l'enrichit d'une quantité d'ouvrages allemands, 011 la littérature même tient sa place avecWieland, Schlegel, Gœthe, etc.* [Membre de la classe d'histoire à l'Institut en i8o/i, il a dû [applaudir ou même s'associer à l'intelligente initiative de [son collègue et ami Grégoire, qui fait nommer en i8o5 une [Commission chargée de former à l'Institut et à la Bibliothè- [ue nationale une bibliothèque germanique et de faire con-
)orporeUe de l'âme, par G. Berkeley, traduit par Le Gua de Malves, 1760 (Cataïogue de la Biblioth. de Quatremère, 11° 11).