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84 LA DOCTRINE OU PHILOSOPHIE DE l'aRT
naître en France les travaux d 'Outre-Rhin \ L'Allemagne lui rend son amour; en 1810 il est élu membre étranger de l'Académie de Munich et membre associé de l'Académie de Gœttingue \ S'il écrit sur les ouvrages des érudits allemands, sur Winckelmann, Heyne, Klenze, Haus, il a eu les suffrages de Schweighœuser, Millingen, Gerhard, Panofka, Velcker, Ottfried Muller, comme Testhéticien et l'archéologue qui a le plus fait pour imposer à l'esprit français la discipline que lui-même avait reçue d'eux.
11 met très haut les universités allemandes, et fait ressortir l'émulation qui règne entre les souverains d'Allemagne dans le choix des professeurs '^ ; à l'exemple de Heyne nommé professeur à Gœttingue, il se fera nommer en 182/I à la chaire d'archéologie près la Bibliothèque Royale, aux dépens d'Emeric David, que son goût pour le Moyen Age rend suspect. Il accueille avec empressement tout ce qui vient de là-bas, ôte à de Lasteyrie pour l'attribuer à Engelmann, qui est de (( Mulhausen », le mérite d'avoir mis au point l'art de la lithographie, qui est né « à Munich^ » ; le bon Millin croit devoir protester en faveur de là France \ En somme, avec Van der Bourg, son ami et compagnon d'exil dans le Holstein, avec Huber, Jansen, avec quelques-uns des idéologues et Mme de Staël, il a été un des agents les plus actifs de le première initiation de la France au génie germanique, celle qui sous l'Empire a précédé le romantisme. Il écrit une k notice apologétique pour la Germanie de Tacite traduite par !' Panckouke^ \\\\iX Allemagne de Mme de Staël' ; mais quelle différence entre eux! Elle s'attache surtout aux mœurs, , à l'esprit public, à la littérature; Quatremère vulgarise, dans le monde de la science, après les avoir faites siennes fortement, l'archéologie et la science allemande de son temps.
I. Arch. Institut, Proc.-verb. de la classe d'Hist., 28 nivôse an XIII.