‹ L'esthétique classique chez Quatremère de QuincyChapitre 90 sur 163 · Picavet, op. cit., passim · texte numérisé non relu

Picavet, op. cit., passim

/f. Cf. la Préface des éditeurs de la traduction italienne de Milan, 1779.

5. Eloge de Winckelm., en tête de la traduct. de VHist. de l'A., de Jansen, p. 94 sq.

6. « Les Allemands ne considèrent point, ainsi qu'on le fait d'ordinaire, l'imitation de la nature comme le principal objet de l'art ; c'est la beauté idéale qui leur paraît le principe de tous les chefs-d'œuvre « (Mme de Staël, De V Allemagne, III, chap. ix).

7. Cf. Observations de Lessing sur l'IIist. de l'A. de Winckelmann (t. III de la traduct. de Jansen, p. 220).

principal agent de sa déchéance, avec Ponce, Chaussard, Em. DaAid, Sickler, StendhaP et de Keratry^ Fait intéressant : il collabore à cette réaction avec les romantiques. Seulement, tandis qu'ils veulent supprimer la doctrine de Winckelmann, il ne veut que l'amender, la mettre au point pour le génie français, pour les exigences de l'archéologie, de l'histoire et de la lutte. Il y a gagné de se substituer à lui devant ses contemporains et devant l'Histoire comme théoricien du classicisme.

La preuve en est dans les polémiques qui ont suivi presque tous ses manifestes, surtout le plus solennel, V Imitation. Pendant que les artistes protestent par le scandale de leurs œuvres au Salon de i82/l^ Delacroix par les Massacres de Scio, Sigalon par sa Locuste, Saint-Evre par Job et ses amis, Roqueplan par sa Jetée de Dieppe, etc., Jal s'écrie : (( Vous me ferez mourir de rage avec votre Idéal M » C'est à partir de V Imitation que l'espiègle critique prend à jDarti « le Classique intraitable », cauchemar de ses rêves, le Smarra à la longue et triste figure''. Il ne discute jamais, l'esprit et l'ironie lui suffisent : (( N'est-ce pas effrayer le lecteur que de lui présenter aujourd'hui un volume sur des questions d'art .^ » L'esthétique du secrétaire perpétuel de l'Académie des Beaux- Arts ? Elle consiste à prouver la sainteté de la mythologie par trois raisons démonstratives, la première, la seconde et la troisième ; voilà pourquoi l'ennui est (( académicien honoraire )). Paillot de Montabert^ qui n'est pourtant pas un romantique, reproche aux philosophes du beau d'avoir plus enrichi la métaphysique qu'éclairci les problèmes ; le mot d'idéal embrouille tout : « il ne doit y avoir rien d'idéal dans l'imitation... La Vénus de Gnide n'eût séduit que quelques

1. Hist. de la Peinture en Italie, chap. cix, clxxi, et sa Correspondance. Paris, 1908, p. i^.

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