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8 B. G. 60 (XIL?, p. 185).
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airs les plus passionnés, les plus pénétrants, sont écrits pour elle ». Et M. Schering renvoie, avec juste raison, aux airs d’alto de la Matthäus-Passion et de la Johannes-Passion, à l'Agnus Dei de la Messe en si mineur, à V'Ef misericordia chanté avec le ténor dans le Magrificatt. On peut citer encore les airs d’alto des cantates Du Friedefürst, Herr Jesu Christ?, Komm, du süsse Todesstunde*, Got soll allein mein Herze haben*, etc., où le sentiment est intime et pénétrant.
Bach se sert au contraire du soprano dans les airs animés, dans les airs brillants, au lyrisme clair et volubile. C’est au soprano qu’il demande de faire tinter des arpèges argentins, dans la cantate J/auchzet Gott in allen Landen 5, et dans la cantate Christum wir sollen loben schon$. Les airs de Bach les plus populaires, et c’est tout dire, sont des airs de soprano, ainsi l’«air de l'écho» dans le Weshnachts-OratoriumT, l'air de «la Pentecôte» (cantate Æ/so hat Gott die Welt gehiebt}3, etc.
Quant au ténor, il en est un peu de cette voix généreuse comme du violon, dont la richesse s'adapte à tous les sujets. Signalons cependant sa fonction spécialé, et presque liturgique d’«historien», dans les Passions, et dans les autres récits tirés de l’Évangile®.
Bach's Textbehandlung (1900), p. 27.
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9 Par exemple dans la cantate Lobet Gott in seinen Reichen (B. G. 11), dans le Weihnachts-Oratorium, etc.