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und fiel auf sein An - ge-sicht zu .sei-nen Füs-sen.
Au point de vue plastique, cette ligne de chant diffère assez peu en effet de celle que Bach a tracée au commencement de la cantate Gleich wie der Regen, dont nous avons cité plus haut la première phrase. Mais observons dès à présent, par une anticipation nécessaire et pour prévenir d’inévitables confusions, que tout l'effort expressif ou même descriptif de Bach n’est pas dans la mélodie, et qu’il lui reste, pour déterminer le caractère des tableaux qu’il nous offre, et pour les nuancer, d’autres ressources encore, que nous étudierons plus loin. Ajoutons aussi que bien souvent la description suffit, sans commentaire sentimental, et que, dans certains cas, dans des récits, par exemple, la sobriété d’expression est essentielle. Ne nous étonnons donc point si Bach dessine presque avec les mêmes traits les mélodies qu'il joint à chacun des trois textes suivants: «Mon fiancé, je tombe à tes pieds?! — Après la dernière heure, quand on le porte en terre..….:3 — Et le vice de l’avare le précipite avant le temps dans le tombeau t».
IBM G: 171 pr 218).
2 Cantate Ich geh’ und suche mit Verlangen (B. G. 49, X, p. 320). L'idée de prosternation est également exprimée par un motif descendant dans la cantate Wer sich selbst erhôhet (B. G. 47, X. p. 267), dans la Matthäus-Passion (B. G. IV, p.77 et p. 78), dans le Weihnachts-Oratorium (B. G. V2, p. 244), etc.
8 Cantate Ach wie flüchtig, ach wie nichtig (B. G. 26, V1, p. 215).
4 Cantate Es ist nichts Gesundes an meinem Leibe (B. G. 25, V?, P. 176).
Te ne Mein Bräu-ti-gam! ich fal-le dir zu Füs-sen.
Ténor NRA LENS DIRE CAEN RE NT RE) «JET TMS ME Cane se Er —ve SES Pr g NN RS = E dass man ihn zu der Er-de tra-get.… und stürzt in vor der Zeit in’s Grab.
Par une association de pensées bien naturelle, Bach exprime les paroles où il est question de choses pesantes, de fardeaux, de lourdes charges, à l’aide de motifs descendants. Là aussi, il emploie pour des faits de l’âme les mêmes traductions que pour des phénomènes sensibles. Ainsi, dans le récitatif de soprano de la cantate Wir müssen durch viel Trübsal in das Reach Gottes eingehen”?, après des paroles où sont retracées les souffrances que le monde fait subir à l'âme chrétienne, Bach interprète à la lettre ces mots qui la peignent accablée sous le faix:
RENE ES PSE > ST PSN TT QU OR AE = Det EE —
Mein (ott, das fällt mir schwer
Par cette formule, 1l traduit en termes positifs ce qui, dans le texte, n'est que figuré. Il y explique, grâce aux moyens qui lui sont familiers, la comparaison sur laquelle l’image est fondée, et il en rappelle l’origine sensible. Son interprétation est aussi directe, aussi forte, que si le mot, schwer (lourdement) avait ici une signification objective déter.minée, comme dans ce passage d'un air de Johann Fischer, où il est associé au mot B/ey (plomb), ce qui marque le sens
1 On trouve fréquemment matière à des comparaisons analogues. Signalons les exemples suivants: niederlegen, dans le récitatif de basse de la cantate Jesu, der du meine Seele (B. G. 58), zur Erde senken, dans le récit d’alto de la cantate Herr Christ, derein'ge Goties Sohn (B. G. 06), sinken, dans le duo de la cantate O Ewigkeit, du Donnerwort (B. G. 60), neigen, dans l’air de ténor de la cantate Liebster Gott (B. G. 8) et dans ie récit de ténor de la cantate Mache dich, mein Geist, bereit (B. G. 115).
2 B. G. 146 (XXX. p. 167). Voyez aussi le récit de soprano de la cantate Siehe, ich will viel Fischer aussenden (B. G. 88).
matériel de la métaphore «Ô lourd plomb du péché qui nous charge vf.
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O schwe-res Bley der Sün-den Last 2
Les idées d'humilité, de pauvreté, de bassesse inspirent également à Bach des motifs terminés par des notes graves, ou situés dans le registre profond de la voix.
Le récitatif de ténor de la cantate Dazu ist erschienen der Sohn Gottes3 contient plusieurs exemples de ce procédé.
Le texte rapporte que le fils de Dieu a bien voulu devenir un petit enfant des hommes, que le roi est tombé en servage, et que le maître prend l’apparence d’un valet.
Ténor