B. G. XXX VIII
5 Désigné comme op. 3 de l’auteur.
5 B. G:XLILI 1, p. 71.
7 No 10. Il est donné à la suite de la transcription de Bach (B. G. XLIHI',
la nouveauté de la forme, ces pièces lui firent grande impression, et il s’empressa d’en réunir une assez grande quantité. «Les superbes ritournelles de Vivaldi, dit-il, m’ont servi plus tard d’excellent modèle»f. Il est évident que Jean-Sébastien Bach goûta beaucoup l'ordonnance lumineuse des concertos de Vivaldi, et y admira l’ingénieux usage.de deux thèmes différents. Mais, avant de pratiquer les concertos italiens, il avait témoigné de son talent d’architecte. Il mattendait point de révélations de cette musique claire et proportionnée, puisqu'il possédait, :inné, le sentiment de la forme et le génie de l’exposition. Observons du reste qu'il ne reproduit pas servilement les pièces de Vivaldi. Même en admettant que les variantes qu’il introduit dans le dessin des motifs ne sont que des variantes ornementales, telles que les virtuoses en imaginaient dans les pièces qu'ils jouaient, on trouve, dans ses transcriptions, d’autres changements. encore, qui atteignent l’œuvre plus profondément. Ainsi, dans le deuxième concerto arrangé pour l'orgue, il complète une progression que Vivaldi avait laissée inachcvée (1'e partie, mesure 44)?, et laisse de côté, un peu plus loin, un accompagnement de basse qui alourdissait le retour épisodique du motif principal (52° mesure et mesures suivantes) ?. Dans le Zargo du deuxième concerto de clavecin, il assouplit la mélodie et il ajoute une seconde partie, élégante et continue.
VIVALDI dE cantabile)