‹ L'esthétique du dogme chrétien [microform]Chapitre 105 sur 129 · CHAPITRE XIV. LA VIE CHRÉTIENNE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV. LA VIE CHRÉTIENNE

« Les mérites des uns s'appliquent au salut des autres. La carmélite aux pieds nus, qui pleure dans son cloître sur les péchés du mondain, les efface. Le moine, qui s'en va mendiant sur les routes, rachète la femme adultère au prix des humiliations qu'il essuie. Il s'établit ainsi, dans la société catholique idéale, une circulation de perpétuelle charité. Les vivants y prient pour les morts, les morts y; intercèdent pour les vivants. Une justice plus clémente, un Dieu plus tendre à la faiblesse humaine y accorde aux élus la grâce des réprouvés. Et du centre à la circonférence de ce cercle infini, où l'humanité se trouve enveloppée tout entière, il n'est personne en qui ne retentissent, pour le désoler, les péchés, mais aussitôt, et pour le consoler, les mérites aussi des autres. (BrunetiÈre, Science et Religion, p. 82). »

Page 1