‹ L'esthétique du dogme chrétien [microform]Chapitre 126 sur 129 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

christianisme a manifesté les énergies secrètes qui sont en lui, il s'est révélé réformateur de sociétés et créateur de nations. Il a fait tout cela sans cesser de tenir ses regards levés vers le ciel, ou plutôt il n'a été si fécond sur le terrain du beau et du bien que parce qu'il aspirait sans cesse à la possession de la beauté incréée. Quand, en la personne de ses représentants, il abaisse ses regards sur la terre, il s'affadit, sa fécondité sociale diminue dans une mesure exactement proportionnée à l'amoindrissement de son caractère divin. La religion ne doit jamais oublier qu'elle est fille du ciel et qu'elle est redevable de ses forces à la vie surnaturelle qui circule dans ses veines. Sans doute, elle adoucit ici-bas le sort des hommes, mais sa mission est de les instruire, de convertir les pécheurs, de sanctifier les justes, de vivre et de souffrir comme le Seigneur, jusqu'au jour où la voix de l'ange annoncera qu'il n'y a plus de temps.

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