CHAPITRE V. l'incarnation
zarelh. Tantôt c'est le docteur populaire qui entraîne la foule à sa suite sur un plateau montagneux, la fait asseoir sur l'herbe et lui expose les enseignements moraux les plus sublimes que le monde ait jamais entendus :
a Bienheureux ceux qui sont détachés des richesses, car le royaume des cieux est à eux. Bienheureux ceux qui sont doux, parce qu'ils posséderont la terre. Bienheureux ceux qui pleurent, parce qu'ils seront consolés. Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, parce qu'ils seront rassasiés. Bienheureux les miséricordieux, parce qu'à eux aussi il sera fait miséricorde. Bienheureux les cœurs purs, parce qu'ils verront Dieu. Bienheureux les pacifiques, parce qu'ils seront appelés les fils de Dieu. Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, parce que le royaume des cieux leur appartient (Matth., v, 3-11) ».
Tantôt c'est le Maître aimable qui a des tendresses spéciales pour les petits, les simples et les innocents :
« On lui présentait de petits enfants pour qu'il les bénît, mais les disciples i-epoussaient ceux qui les
présentaient. Jésus, voyant leur manière d'agir, s'indigna et leur dit : Laissez venir à moi les petits enfants, ne les empêchez pas, car c'est à de telles âmes qu'appartient le i-oyaume de Dieu. En véinté, je vous le dis : Quiconque ne recevra pas le l'oyaume de Dieu comme un enfant, n'y entrera pas. Puis il les bénit en leur imposant les mains (Marc, x, 13-17) ».
Parfois c'est le Juge des vivants et des morts que nous entrevoyons totit-à-coup sous ces dehors si humbles :
« Quand le Fils de l'homme viendra dans sa majesté et tous les anges avec lui, il prendra place alors sur le siège de sa gloire. Toutes les nations de la terre comparaîtront devant lui, et il séparera les uns des autres comme un pasteur sépare les brebis des boucs ; il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux qui sont à sa droite : Venez, bénis de mon Père, prenez jDossession du royaume qui vous a été préparé dès la création du monde. J'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais étranger, et vous m'avez reçu ; j'étais nu, et vous m'avez couvert ; j'étais malade, et. vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus à moi. Alors les justes lui l'épondront : Seigneur, quand vous avons-nous rencontré ayant faim, et vous avons-