CHAPITRE VII. LA JUSTIFICATION
sueur de son front ; n'est-il pas juste, n'est-il pas légitime qu'il achète par le combat, de la vie le bonheur éternel ? Dieu entend exercer sur la liberté humaine une influence et non une contrainte morale.
Il y a donc dans le monde deux classes d'hommes : ceux que la grâce touche définitivement et ceux qu'elle laisse définitivement insensibles. Les premiers sont prédestinés à la gloire, les autres ne sont pas inscrits sur le livre de vie. Ceux-là reçoivent de la bonté divine le don de la persévérance finale, ceux-ci ne mettent jamais la main à l'œuvre ou s'en dégoûtent avant la fin de leur journée. Nul ne sait icibas à quelle classe il appartient ; tous doivent marcher avec ardeur, avec un sentiment d'humilité profonde et de crainte de Dieu, vers la béatitude promise, s'inspirant des conseils que donnait saint Pierre aux chrétiens de L'âge apostolique: « Eff'orcez-vous déplus en plus, mes frères, de rendre par vos bonnes œu-
vres votre vocation, votre élection certaine ; en agissant ainsi, vous ne pécherez jamais.
Ainsi Dieu vous accordera une entrée favorable dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ (IP Epitre de saint Pierre ch. I, V. 10 et 11) ».