CHAPITRE I. DIEU
« Au commencement, Seigneur, vous avez établi ia terre ;
Et les cieux sont l'ouvrage de vos mains ;
Ils périront, et vous demeurez ;
Ils s'useront comme un vêtement ;
Vous les changerez comme une tente, et ils seront changés ; '
Mais vous, vous êtes, et vos années ne finiront pas {Ps. CI, V. 26 ad. fin.) ».
Enfin, comme l'éternité est un présent immobile, quoique vivant, une vie infinie concentrée en elle-même, il en résulte que Dieu est doué d'une jeunesse immortelle ; l'âge ne flétrit point en lui cette fleur qui se fane si tôt chez l'homme. Tout ce qu'elle offre de charme séduisant et de perfection véritable se retrouve souverainement en Dieu. C'est toujours le printemps, toujours la grâce immuable ; toujours jeune, alors que les créatures s'usent et vieillissent, il ressemble à ces arbres des Tropiques, sur lesquels s'épanouissent à la fois la feuille naissante, la fleur et le fruit, ou à l'une de ces
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belles îles du Pacifique, dont le roc de corail se dérobe aux yeux sous une verdure perpé- ' tuelle. V'
Dans l'unité absolue de sa nature, qui ne eonnaît pas la distinction de la substance et de l'accident. Dieu possède ses attributs, la toutepuissance, la science, la justice, la bonté.
Levons les yeux au ciel ; nous y lisons en traits de flamme les prodiges de la toute-puissance et de la sagesse divines. Yoici d'abord^ dans le système auquel appartient notre terre, cette étoile, le soleil, entraînant vers la constellation d'Hercule tout son cortège de planètes qui décrivent autour de lui des spirales elliptiques. Que de merveilles dans ce monde solaire, depuis les cirques volcaniques de la lune jusqu'aux anneaux de Saturne et aux satellites de Jupiter, jusqu'à Neptune qui, aux confins de ce système, décrit en cent soixante quatre ans deux cent soixante six jours sa courbe immense autour du centre d'attraction ! Les lois les plus