CHAPITRE VIII. l'église
« Votre grâce, Seigneur, s'étant répandue sur tous les peuples et toutes les nations qui sont sous le ciel, les héritiers adoptifs du Testament nouveau s'étant multipliés au delà du nombre des étoiles, vous avez voulu qu'entre toutes les vertus, dont vous avez enrichi vos enfants nés non du mélange des sangs, ni de la volonté de la chair, mais de l'Esprit Saint, le don de la virginité s'épanchât en cei^taines âmes des sources de votre libéralité. Ainsi, tandis qu'aucune interdiction ne pèse sur l'honneur du mariage et que la bénédiction nuptiale repose sur cette sainte union, il se renconti'era cependant des âmes plus élevées que rebute le lien charnel de l'homme et de la femme, qui aspirent au mystère, qui, au lieu d'imiter ce qui se fait dans le mariage humain, aiment la réalité dont il est le symbole. La bienheureuse A^rginité a reconnu son auteur ; émule de l'intégrité des anges, elle s'est vouée à la chambre et au lit nuptial de Celui qui est l'époux de la virginité perpétuelle, comme il en est le Fils (Pontifical romain. Préface de la consécration des vierges). »