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CHAPITRE IV

On peut distinguer deux types de locomotion terrestre : la reptation et la locomotion articulée.

§ 1". La reptation. — Les divers procédés de reptation peuvent être ramenés à deux types : le mouvement vermiculaire, dans lequel le corps ne fait que s'allonger et se raccourcir ; et le mouvement ondulatoire, dans lequel il décrit une série d'inflexions.

Le mouvement vermiculaire peut s'efl'ectuer de tête en queue ou de queue en tête.

Dans le mouvement ondulatoire, qui peut être obtenu par un double mouvement vermiculaire, les ondes sont toujours rétrogrades.

Ces divers procédés de locomotion ne donnent qu'un rendement de travail assez faible ; aussi le reptile les perfectionne-t-il, en n'appuyant sur le sol que certaines parties du corps.

§ 2. La locomotion articulée. — Les animaux qui se meuvent au moyen d'organes spéciaux ont une diversité d'allures infinie. Nous ne citerons comme exemple que les allures d'un quadrupède, le cheval. Elles sont au nombre de trois : le pas, le trot et le galop.

Au point de vue du rendement de travail, tous les procédés de locomotion peuvent être ramenés à deux types : la marche et le saut. La marche est le procédé le plus économique. Le saut ne doit servir qu'à obtenir à un moment donné une brusque accélération.

Après avoir montré par quelle méthode on pourrait perfectionner l'art de la locomotion, il nous reste, comme nous Tavions annoncé, à exposer et à juger les résultats auxquels sont arrivés nos confrères en cet art, je veux parler des animaux.

En pareille matière, rien ne vaut l'observation de la nature.

Pour un œil attentif, le mouvement des êtres animés offre un spectacle infiniment varié, infiniment curieux. Aucune description ne saurait nous dispenser de le contempler directement. Tout ce que nous pouvons faire, c'est de signaler les points sur lesquels doit se porter plus particulièrement la curiosité, et d'expliquer le jeu de la machine animale pour permettre de Tobserver ensuite avec plus de profit. Car il ne suffit pas d'avoir les choses sous les yeux pour les voir : il faut songer à les regarder, et faire effort pour s'en rendre compte.

Les appareils de locomotion employés dans les diverses espèces animales sont d'une diversité infinie : nous ne pouvons songer même à les énumérer. Nous devrons nous contenter de décrire et autant que possible d'expliquer les procédés les plus généralement employés, les procédés typiques, laissant de côté tout ce qui est singularité, fantaisie, ou simple détail. — Nous traiterons ainsi successivement de ^ la locomotion terrestre, de la locomotion aquatique, et de la

locomotion aérienne.

Les procédés employés par les animaux terrestres pour se mouvoir sur le sol peuvent être ramenés à deux types. La reptation, où tout le corps est employé au mouvement, et la locomotion articulée, j'emploie ce mot faute d'en trouver un meilleur, qui s'opère au moyen d'organes spéciaux.

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