‹ L'esthétique du mouvementChapitre 40 sur 50 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

C'est grâce à la persistance des images auditives que nous pouvons percevoir le mouvement sonore proprement dit.

Le rythme sonore, pour rester perceptible, doit être limité en vitesse, en lenteur, en complexité.

La perception du mouvement mélodique est à peu près soumise aux mêmes conditions que celle du mouvement visible.

En somme, les illusions dont nous venons de parler n'ont qu'une assez médiocre importance esthétique. Le véritable mouvement des sons, ce n*est pas leur mouvement apparent dans l'espace, c'est leur mouvement dans la sonorité même, c'est le rythme sonore et la mélodie.

L'étude de cette nouyelle espèce de mouvement et des perceptions qui s'y rapportent nous écarterait trop de l'ordre de questions dont nous nous sommes occupés jusqu'ici pour que nous en traitions en détail. Elle devrait pourtant rentrer, au même titre que celle du mouvement visible, dans l'esthétique générale du mouvement. Nous ne pouvons donc nous dispenser d'en dire quelques mots. Au reste l'analyse minutieuse que nous avons faite des perceptions visuelles nous permettra d'être ici plus brefs, car il y a, entre les deux genres de perception, de singulières analogies.

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