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DÉPLAISIR DE L'EFFORT

L'e(Tort, étudié dans ses divers éléments (sensations tactiles, sensations musculaires, volition), nous apparaît comme quelque chose d'essentiellement pénible. Nous chercherons donc à l'éviter le plus possible. 11 ne s'ensuit pas que Teftort nous gâte toujours le plaisir que nous prenons à nous mouvoir. Il nous procure le plaisir du moindre effort. Et la loi du moindre effort est un des meilleurs stimulants de notre activité.

Mais ce plaisir du mouvement, qui nous pousse à dépenser le plus rapidement possible tout ce que nous pouvons avoir d'énergie disponible, a sa contre-partie dans le déplaisir de TefiFort.

Pour ébranler une lourde pierre, pour soulever le petit doigt, pour exécuter un mouvement quelconque, il nous faut faire un effort. Objectivement, cet effort consiste en une certaine dépense d'énergie; subjectivement, il se manifeste dans la conscience par des ssnsations particulières, correspondant les unes au contact des corps sur lesquels nous agissons, les autres à la contraction de nos muscles, les autres enfin à la volition même du mouvement. Etudions-les dans cet ordre, qui n'est pas celui dans lequel elles se produisent, tout au contraire, mais celui dans lequel on les remarque quand on y fait attention.

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Il est infiniment rare que les mouvements ne soient pas accompagnés de quelque sensation du toucher. Quand je marche, je sens la pression de mon pied sur le sol, Tétreinte de mes chaussures, le contact de mes vêtements. Quand je soulève un poids, j*en sens la pression sur ma ma^in ou mon épaule. Alors même que mes mouvements ne me mettent en contact avec aucun objet, comme par exemple les jeux de physionomie, ils me donnent encore quelques sensations épidermiques : je sens ma peau se tendre, se relâcher, se plisser. Ces sensations peuvent être très pénibles, douloureuses même comme dans les chocs et l'écrasement. Je ne vois pour ainsi dire pas de cas où elles soient par elles-mêmes agréables. Le toucher est avant tout un sens défensif, qui nous sert à nous garder des contacts nuisibles. Ses sensations sont moins recherchées qu'évitées. Pensez à un certain nombre d'objets dont nous disons le contact agréable : ce seront ceux dont la surface est dépourvue d'aspérités, lisse, élastique, c'est-à-dire ceux dont le contact nous donne les moindres sensations épidermiques.

Une autre espèce de sensations, moins intenses d'ordinaire, mais encore faciles à distinguer, sont celles que nous donne la contraction des muscles : quand vous faites un effort, vous les sentez se gonfler, se durcir, se tétaniser. Physiquement, cette contraction des muscles consiste moins dans leur raccourcissement, car les efforts les plus violents sont quelquefois accompagnés d'une élongation du muscle, que dans leur état vibratoire. Quand les fibres musculaires sont en contraction, elles sont parcourues par des ondes de gonflement, qui se succèdent avec une rapidité plus ou moins grande selon l'énergie de l'innervation, et cheminent régulièrement d'une extrémité à l'autre de la fibre. Si, à l'aide de l'électricité ou de tout autre stimulant local, on produit isolément une de ces ondes, nous sentons comme une secousse. Mais, quand les

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secousses se succèdent avec une certaine rapidité, nous cessons de les distinguer, et nous n'avons plus que la sensation d'une contraction permanente, bien que le muscle garde en réalité un mouvement vibratoire perceptible à Toreille. Pour isoler cette sensation des précédentes, de manière à la percevoir plus nettement, il sufQt de contracter à la fois les muscles antagonistes du bras ou des doigts. Dans ce cas, la résistance extérieure est nulle, et pourtant la sensation d'eCfort est très nettement accusée. Quelques personnes, surtout celles dont l'appareil musculaire est peu développé, ont quelque difficulté à réaliser cette expérience. Il leur faudra alors isoler la sensation d'effort par l'attention seule, en accomplissant quelques mouvements qui demandent beaucoup d'énergie tout en ne mettant pas le corps en contact avec des surfaces trop dures.

Enfin, sous le nom de volition, je rassemblerai toutes les sensations correspondant au travail cérébral qui ne'cessairement précède l'exécution d'un mouvement volontaire : il nous faut un effort pour préparer le mouvement en imagination, pour nous décider à l'exécuter, et pour maintenir le muscle en contraction. Physiquement, cet effort correspond à une certaine dépense d'énergie, car seul le mouvement d'une masse peut avoir une action sur d'autres masses, et toutes les tentatives que l'on a faites ^ pour attribuer à une volonté purement spirituelle une intervention effective dans le développement des forces mécaniques étaient condamnées d'avance. Mais, si l'effort physique ne peut être nul, il peut être infinitésimal. Surtout lorsque les muscles sont à l'état sensible, nous n'aurons besoin, pour les contracter, que d'une force d'innervation presque insignifiante. On pourrait les comparer alors à une pyramide posée sur sa pointe, dont la

* Voir notamment : Hirn, Conséquences philosophiques et mélaphysiques de la thermodynamique.

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moindre impulsion déterminera la chute dans un sens ou dans l'autre ; ou encore à un mélange de chlore et d'hydrogène, dont les molécules sont dans un état d'équilibre si instable, que la projection d'un simple rayon lumineux suffira pour le rompre instantanément. L'effort mental qui précède les mouvements volontaires n'est donc nullement en proportion de la force qu'il nous coûte. Rappelez-vous une circonstance où il vous a fallu prendre une résolution grave, prononcer un oui ou un non, jeter à la boîte une lettre décisive : et vous vous ferez une idée de ce qu'une petite contraction des muscles peut demander d'effort, indépendamment de l'effort musculaire proprement dit.

En revenant sur ce qui vient d'être dit, on constatera que chacune des sensations que nous avons étudiées était, considérée en elle-même, d'un caractère plus ou moins désagréable ; de sorte que l'effort, qui n'est que l'état de conscience complexe qui résulte de ces diverses sensations, est en soi quelque chose d'essentiellement pénible.

Encore n'avons-nous considéré jusqu'ici qu'un mouvement d'énergie moyenne, de courte durée, et isolé. Si les efforts deviennent plus grands, se prolongent ou se répètent, non seulement la sensation devient encore plus pénible, mais elle se complique de sensations accessoires qui l'exagèrent singulièrement, et d'un simple malaise font une véritable souffrance.

Serrez vos deux poings l'un contre l'autre de toutes vos forces : en mê ne temps que la sensation d'effort prend une intensité douloureuse, vous éprouvez une sensation respiratoire d'angoisse, de suffocation, qui tient à ce que vous êtes obligé de suspendre le jeu des poumons en prenant un point d'appui sur la cage thoracique. Tout mouvement qui nous oblige à faire effort des reins ou des bras nous donnera ce malaise supplémentaire; et je ne vois guère de

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mouvement demandant un peu d'énergie où tout le corps ne soit intéressé.

Une autre expérience très simple nous montrera quelles sensations nous donne une contraction prolongée des muscles. Je tiens le bras droit étendu en m'efforgant de le garder dans cette position le plus longtemps possible. Je n'ai d'abord qu'une faible sensation d'effort, si peu caractérisée que je ne saurais dire si elle est agréable ou désagréable ; et il me semble que je pourrais rester indéfiniment ainsi. Mais voici que des ondes de sensation parcourent mon bras, sans doute parce que je l'explore mentalement, et que l'attention qui se porte sur les divers efforts locaux leur donne successivement une plusvalue. La fatigue approche. Des phénomènes anormaux commencent à se produire. Ce sont d'abord mes doigts qui se crispent, et que je ne puis maintenir immobiles que par une surveillance expresse. Mon bras me semble lourd, raide ; la jointure en est comme forcée. J'ai dans l'épaule et le cou une sensation de distension. Enfin mon bras commence à trembler. Les secousses musculaires n'étant plus assez fréquentes pour produire une contraction permanente, les vibrations du muscle deviennent sensibles; et l'effort que je dois faire pour réprimer ces oscillations par la contraction des muscles antagonistes ne fait qu'en précipiter le rythme. Mon bras s'abaisse, se relève par saccades. Il me semble que si je prolongeais l'expérience, il finirait par avoir de véritables convulsions. Avec un soupir de soulagement, je le laisse retomber. Et pendant quelques minutes encore il me semble plus lourd que l'autre, engourdi, et comme en son.

Lorsque le muscle, après s'être contracté, se détend, il se hâte de se réparer. S'il en a le temps, il redevient apte à fournir une nouvelle contraction. Mais si les contractions se succèdent à intervalles trop courts, comme dans les exercices de vitesse, ou se répètent pendant t:op de temps, comme dans

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les exercices de fond, le muscle se fatiguera et perdra de son aptitude à se contracter, jusqu'à ce que le moindre mouvement exige un efTort excessif et finisse par devenir tout à fait impossible. Avant même que nous n'arrivions à la fatigue musculaire, il se produit dans notre organisme des phénomènes physiologiques d'un caractère anormal. La circulation s'accélère : les pulsations du cœur prennent une fréquence inusitée ; nous sentons nos tempes battre, nos veines se gonfler, notre rate et nos poumons se congestionner. En même temps, les nerfs vaso-moteurs laissent les vaisseaux capillaires se relâcher, pour donner un libre passage à cet afflux de sang: notre face rougit, et la transpiration s'exagère. Sur certaines régions du corps apparaît comme une rosée de sueur, qui finit par former des gouttelettes et à se changer, chez les personnes de tempérament lymphatique, en un véritable ruissellement. Mais le trouble le plus caractéristique, comme aussi le plus désagréable, est celui qui se produit dans la respiration. Suivant l'observation de Lagrange *, qui a donné une excellente analyse de tous ces phénomènes anormaux, l'inspiration restant facile, profonde, l'expiration devient écourtée, insuffisante, et laisse la sensation d'un besoin non satisfait. Et cet essoufflement se produit dans toutes les circonstances où nous dépensons, en trop peu de temps, une somme d'énergie trop considérable.

On peut donc dire que l'eiTort consiste toujours dans des sensations pénibles, et d'autant plus pénibles que la dépense <l'énergie est plus grande. Mais il n'est pas de mouvement qui ne nous demande quelque efl'ort. Esl-il donc toujours pénible de se mouvoir? L'activité physique n'est-elle qu'un malaise continu, qui tantôt s'exacerbe, tantôt devient plus sourd, mais ne nous laisse pas un instant de répit? La con-

* Physiologie des exercices du corps, p. 88.

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clusion serait bien pessimiste, et de plus en contradiction formelle avec ce que nous avons dit du plaisir du mouvement.

Heureusement elle n*cst pas rigoureuse, et tout peut se concilier.

Les sentiments que nous avons étudiés dans le chapitre précédent sont ce que nous rapporte le mouvement. Les efforts musculaires sont ce qu'il nous coûte. Si, tout compte fait, un mouvement nous rapporte plus de plaisir qu'il ne nous coûte d'effort, nous le trouverons, en somme, agréable.

Les mouvements les plus agréables ne sont donc pas absolument ceux qui nous coûtent le moins, mais ceux qui nous donnent le plus d'effet utile pour le moins de dépense. Lorsque nous exécutons un mouvement donné, nous faisons rapidement notre calcul : nous nous demandons s'il vaut ce qu'il nous coûte ; et nous ne plaignons notre peine que quand elle est perdue. — Il nous paraît désagréable de march&r dans du sable, dans de la neige molle, sur de la glace, sur des cailloux roulants. Est-ce simplement parce que nous sommes obligés d'exécuter un dur travail ? Non, car il serait bien plus fatigant de monter une pente raide, d'escalader un rocher, et pourtant cet exercice ne nous déplairait pas. Dans de telles conditions, si la marche nous fatigue, c'est plutôt au moral qu'au physique. Nous comparons les efforts que nous faisons à ceux que nous coûte la marche normale sur un terrain solide ; et nous souffrons de nous fatiguer tant pour si peu avancer. Essayez de parcourir seulement cent mètres en faisant trois pas en avant et deux en arrière, comme le faisaient, dit-on, certains pèlerins par esprit de mortification : il vous faudra une bonne dose de patience pour aller jusqu'au bout. C'est que, dans cette épreuve, vous sentez que, sur cinq pas que vous faites, il y en a quatre d'absolument perdus; et cela est exaspr'Tant. Qu'est-ce que le rocher de

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Sisyphe et le tonneau des Danaïdes, si ce n*est le supplice du travail accompli en vain? — Par contre, quand on pourra pour le même eflbrt obtenir plus de mouvement effectif, on en sera charmé. C'est ce qui fait le charme de tous les exercices physiques dans lesquels la force d'élan est utilisée pour obtenir, sans surcroît d'effort, la continuation du mouvement. — L'effort musculaire est comme l'argent : nous aimons à en dépenser beaucoup, parce que cela nous procure du plaisir; mais nous aimons à en dépenser le moins possible pour obtenir un plaisir donné. Ainsi se concilie la prodigalité avec l'économie. L'analogie se maintiendra même pour certaines fantaisies : il est des occasions où l'on aime jeter l'argent par les fenêtres, par bravade, ou pour ne pas trop s'astreindre à une règle ; de même parfois on prendra plaisir à gaspiller ses forces. Et c'est l'économie dans les dépenses partielles' qui nous permet à l'occasion ces prodigalités.

L'effort peut donc, bien que pénible, être pour nous une source d'agréments. Bien plus : il peut nous procurer un plaisir positif, par cela même qu'il est pénible. Ce sera le plaisir du moindre effort.

Quand une sensation désagréable s'atténue, nous ne songeons, au moins au premier moment, qu'à nous réjouir de cette amélioration : nous oublions le malaise qui nous reste. Pour prendre un exemple extrême, le condamné à mort qui voit sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité a d'ordinaire une véritable crise de joie, quand logiquement peut-être il ne devrait avoir qu'une moindre prostration. — J'ai un violent mal de dents; à l'instant où je le sens diminuer, j'éprouve comme un sentiment d'espérance, qui devient du bonheur quand la souffrance a cessé tout à fait. Pourtant je n'éprouve plus aucune espèce de sensation. C'est donc un plaisir tout moral, et de pur sentiment. — Il me semble qu'il en est tout à fait de même pour l'effort. Les contractions

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musculaires ne me donnent jamais par elles-mêmes de v( ritable plaisir; la sensation dVffcrt, qui peut être intolérable comme dans le te'tanos et dans la crampe, n'arrive jamais, en s*affaiblissant, qu'à devenir un malaise très atténué ; mais de cette atténuation dans la sensation brute résulte un net sentiment de plaisir. C'est le plaisir des mouvements décroissants, signalé par A. Bain*, et aussi le plaisir des mouvements alternatifs, dans lesquels les muscles se reposent à tour de rôle. Si l'effort nous est agréable, c'est au moment où il cesse. Voici des faits qui tendent à le prouver. Apres une longue et fatigante ascension, c'est un moment délicieux que celui où Ton arrive au sommet. Le labeur auquel on s'était condamné est terminé. Avec un soulagement indicible, on s'assied, on boit, on mange, on contemple. C'est l'espoir de ce moment qui nous soutient dans l'ascension ; c'est de celui-là seul que nous nous souvenons ; et nous trouvons qu'il nous paye amplement de n;,tre fatigue. Ce qui est vrai d'une longue suite de mouvements Test aussi d'un mouvement simple. Le plaisir de la marche tient en grande partie au repos intermittent que l'on se donne; si l'on éprouve une jouissance, c'est dans les muscles qui se relâchent, non dans ceux qui se contractent. Une simple secousse musculaire plaît dans la période d'énergie décroissante.

Y a-t-il des cas où nous recherchions l'effort pour lui-même ? Gela est possible : il y a bien des cas où l'on aimera à se piquer, à se pincer, à se faire souffrir ! Ce sont là des caprices de la pensée consciente. Mais à coup sûr ils doivent ét:e exceptionnels, car la pensée inconsciente s'applique sourdement et d'une manière continue à éviter l'effort. Je suis même persuadé qu'en cherchant bien on trouverait toujours autre chose, un plaisir étranger à l'effort, qui nous est donné par

Les sens et V intelligence <, Irad. p. 68.

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lui. Si compliquées que soient les déterminations de la conscience, elles n'admettent pas de telles contradictions. Le plaisir de la douleur, c'est un plaisir acheté par une douleur, ou tout simplement un acte, d'ordinaire douloureux, qui se trouve exceptionnellement agréable. Le plus souvent, quelque paradoxale que soit cette assertion, si nous nous imposons une sensation pénible, c'est justement pour le plaisir de nous en délivrer. C'est ainsi qu'au théâtre on aime à se jeter dans les situations les plus émouvantes pour en sortir au dénouement et qu'en musique les discordances les plus intolérables sont recherchées pour l'harmonie d^ns laquelle elles viennent se résoudre.

Cette loi de moindre effort, qui semblerait une loi de paresse, est donc parfaitement conciliable avec le plaisir du mouvement. — Si dans les natures molles, apathiques, elle produit une tendance générale à l'inertie ; si chez la plupart des hommes elle entre simplement en conflit avec la loi d'activité, on peut dire que, chez ceux qui ont quelque énergie, elle est le meilleur stimulant de l'activité. — Le plus souvent en effet, ce n'est pas le moindre efTort immédiat qui nous économise le plus la fatigue, loin de là. Prenons un exemple. C'est au milieu de la nuit. Je suis réveillé par un bruit insolite : c'est le vent qui s'est élevé, et fait battre un volet de ma fenêtre contre le mur. Nouveau coup, qui commence à m'impatienter. Est-ce que cela va continuer longtemps? Encore. Vraiment, c'est insupportable ! Mais je suis bien chaudement dans mon lit. Il m'en coûte de me réveiller tout à fait, de me lever. Entre deux maux je choisis le moindre, et prends patience. Peut-être que cela va cesser. En effet, je n'entends plus rien. Cela recommence. Exaspéré, je bondis, ouvre la fenêtre, et fixe le volet. Franchement, n'aurait-il pas mieux valu le faire tout de suite ? Au fond, je me doutais un peu qu'il faudrait en passer par là. Il ne m'en aurait pas

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