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XIV INTRODUCTION

taines conceptions des choses, qui dérivent logiquement de la combinaison des influences morales ou physiques auxquelles se trouvent soumises les diverses races, avec les aptitudes et les tendances originelles ou acquises de ces races elles-mêmes.

C'est une traduction des sentiments qui naissent de ce mélange, traduction plus ou moins littérale, plus ou moins idéale, suivant que les peuples se laissent plus ou moins dominer par la réalité matérielle des choses ou par les tendances et les habitudes de la race. Mais, quel que soit le dosage de ces mélanges, il est certain que les deux éléments primitifs : réalité, personnalité, s'y retrouvent toujours, en dépit des théories contraires qui réduisent l'art ou au plagiat photographique des choses réelles, ou à la divination conjecturale des types idéaux.

Nous n'insistons pas sur ces considérations, que nous croyons avoir suffisamment développées dans les pages qui vont suivre. Nous voulons dire seulement que toute forme de l'art a sa raison d'être ailleurs que dans le hasard, et qu'il en est de même de ses décadences.

Quand un art cesse -t- il d'être national, c'està-dire commun à tous les individus d'un peuple ou d'une race? Quand disparaît dans une nation cette universalité du goût, qui est le caractère dominant des grandes époques artistique», et dont la disparition est la marque même de la décadence de l'art?

Lorsque l'art cesse d'être l'expression sincère et spontanée du sentiment général ; lorsque, au lieu de traduire directement l'impression commune et l'émo-

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