‹ L'Esthétique Expérimentale de FechnerChapitre 26 sur 38 · Les trois catégories de principes et la méthode · texte numérisé non relu

Les trois catégories de principes et la méthode

On peut dire que chacun des éléments dont se compose l'esthétique expérimentale contemporaine est un emprunt fait à des conceptions antérieures. C'est leur synthèse qui est nouvelle.

La nouvelle science présente deux caractéristiques : d'une part, les lois fondamentales du plaisir, de l'association et de la mesure formelle; d'autre part, la méthode, née de la convergence de ces trois lois.

Ni l'hédonisme, ni le formalisme, ni l’associationisme ne sont des nouveautés : on relrouverait le premier chez les sophistes grecs, le second chez les Pythagoriciens, le dernier dans toute l’école anglaise! D'ailleurs, Fechner lui-même cite scrupuleusement ses principaux inspirateurs : ce sont, avec les successeurs de Hobbes en Angleterre, Lotze et Herbart en Allemagne.

Lotze a rétabli, à l'encontre de la Critique kantienne, le rôle fondamental du plaisir dans la théorie du beau. Kant invoquait l'universalité du jugement de goût pour l'opposer à la subjectivité du plaisir. Lotze montra que le jugement sur l’agréable est non moins unanime que le jugement sur le beau. L'agrément correspond à l’organisation normale de notre sensibilité : il a donc une valeur universelle et nécessaire (Matagrin, 17-8). Nous avons vu Fechner et surtout Cohn reprendre cet argument capital en le systématisant.

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