‹ L'estomac dans l'intoxication benzoliqueChapitre 45 sur 47 · RS · texte numérisé non relu

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ou moins précoce après le repas, plus rarement, douleurs franchement tardives. Trois malades présentaient une gastrite érythémato-pultacée plus ou moins violente, parfois très accusée, avec une muqueuse ver— millon, œdémateuse sur toute son étendue, surtout au niveau du fer à cheval antral. Les plis, succulents, s’étalaient et effaçaient les sillons. L’insufflation était douloureuse. Il existait une hypermyxie variable. Une érosion cupuliforme a été rencontrée dans un seul cas. Chez un autre intoxiqué, il n'existait que quelques

dépôts pultacés sur une muqueuse pâle.

Les neuro-dyspepliques. — Chez les malades de ce groupe s’observaient des douleurs précoces ou demitardives sous forme de barre, de pesanteur, de brülure ou même de crampe. Ces accidents se manifestaient, en général, de façon demi-tardive ou tardive, parfois même la nuit, s'étendant dans certains cas sur toute la journée. Les crampes étaient le plus souvent légères (les malades employant volontiers le mot « tortillement »), l’aérophagie était rare, le pyrosis exceptionnel. On note également quelques nausées, plus rarement des vomissements parfois violents, généralement bilieux, plus rarement alimentaires et répétés, La faim douloureuse accompagne quelquefois les nausées ; l’anorexie, bien que rare, a été notée. La langue est souvent saburrale. On note également avec une fréquence variable des vertiges, des syncopes, des maux de tête. La dysphagie a été observée dans

quelques cas.

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