US = 720 U
3 qani = 1 8 U.
Total.. . 24,7^0 U.
Ces 2A17A0 U sont égaux à 6,790 mètres (7/126 yards anglais) qui se divisent en :
2 côlés à 6,000 U ou 1,645 mèires, 1,799 yard». 2 côtés à 6,370 U ou i,75omèlres, 1,914 yard».
Dans le premier cas, nous aurions le U == o",2 74i6; dans le second, o"'2'jlil\'j; le total donnerait pour le U = 0^,274 4 5.
Nous avons établi que la coudée valait o'",5485, le U est alors la \ de la coudée, et nous la fixons naturellement à o™, 2 7426. Nous sommes donc forcé de maintenir la valeur de la coudée assyrienne dont, d'ailleurs, la valeur calculée ici par la nouvelle donnée ne donnerait qu'une différence de 4 décimillimètres. En conservant, comme nous y sommes obligé, la valeur fondamentale, nous aurions, pour ie grand côté, 1,767 mètres, c'est-àdire un écart de 3 mètres sur le chiffre de Botla,
évidemment fixé avec une limite d'erreur bien plus considérable ^ Le résultat provenant du mesurage des petits côtés du rectangle sargonien resterait identiquement le même.
La mesure exprimée par U n'est donc pas la coudée , mais la demi<oudée.
Ce résultat irrécusable modifie tout le système des Anglais, celui de M. Lenormant et tous les résultats auxquels ils ont voulu arriver. 11 compromet également toute la discussion métrologique de ce savant, faite, il est vrai, d\'iprès Brandis. Il nous reste à demander comment doit se prononcer la lettre U. La réponse est donnée par une glose (B. M. II, liS) qui exprime ces signes par ahu. Le terme désigne ^anc, côté, mais comme partie du corps et direction. Ainsi , dans Tinscription de la descente d'Istar aux Enfers (I. 71), la maladie de cette partie du corps est placée entre TafTection des yeux et celle des jambes. Nous pourrions donc nous autoriser à y reconnaître l'expression de bras, qui manque d'ailleurs en assyrien. Quant à la mesure , nous la désignerions volontiers par bras, si, dans la Perse ancienne et dans les langues modernes de TOrient, ce mot n avait pas été usité pour exprimer une mesure bien
' Le chiffre déduit des mesures du [Valais de Khorsabad nous conduit à une valeur identique. Les 3,4oo coudées du pourtour des deux rectangles sont évaluées par M. Place (p. 24) à i,3i8 mètres; notre calcul y trouve i,3i6 mètres, à savoir 2 mètres de moins. M. Place a mesuré des tumulus : son évaluation est donc aussi exacte que le permettait la nature de Tobjet mesuré. Par Tensemble de ces raisons, je n'ai pas élevé Tétalon de la coudée à o'",549.
plus longue. Le terme daa/ie aurait le même inconvénient de rappeler une mesure d une étendue trèsdifférente. Nous avions songé à l'expression dVmpan^, si lusage du mot assyrien le permettait; mais nous sommes en mesure de certifier que le terme ahu désigne lui-même une partie du corps, et non pas une mesure qui en soit dérivée. Nous dirons donc côté, avant-bras ou demi-coadée, et nous identifions celte mesure au gomed des Hébreux.
La mesure semble être dérivée de 1 épaisseur du corps humain, à la hauteur de la taille^.
Les autres expressions sont faciles à fixer.
La 60* partie de Tavanl-bras est désignée par un idéogramme composé du caractère main et du caractère corne; beaucoup de textes en établissent Tacception, qui est celle de doigt^. Les mots assyriens correspondants sont : zibû, Thébreu :^32K, et
^ Le mot empan serait justifié par Texpression zende viiaçti, le persan bedest. Le sanscrit a également le mot vitasti. Dans la langue perse, le mot était donc sûrement vitaçti. a* empans forment une coudée , en sanscrit aratni, en zend arâthni, en persan arei; la coudée se disait donc araJini. De ce mot s'est formé ledpis des Grecs et Vtirschine des Turcs. 2 coudées font le bras , en zend et en perse bâzu > la double coudée ou Taune. Le Boundehesch (63) dit que 8 empans font la longueur de l'homme; il est vrai que ce serait, à la vérité, si la mesure n'a pas changé du temps des Sassanides, la longueur de 2'",! 78, qui* serait très-considérable pour un homme.
* Les valeurs attribuées par moi à U appartiennent à SL La fausse copie de B. M. II, ^^729 ss. est sûrement à lire SI, igû, au lieu de oiï.
^ La signification de doigt a été donnée par moi dans la traduction des /)or/tf/ito sur les naissances (Jonr/i. as, 1871, t. XVTII, p. 45 1).
uban, rhébreu |n3, pouce. Mais nous ne pouvons pas accepter les mots doigt ou pouce pour une mesure de 4 mm. -J-, et nous ne pouvons l'expliquer que par Tempreinte d*un ongle faite dans la brique molle en guise de cachet. Le mot uban s'emploie d'ailleurs pour indiquer la pointe de quelque chose. Ainsi, on parie (B. M. I, 19 et passim) des ubanat des montagnes, évidemment les pics des hauteurs. Nous traduisons donc le suii par 0119!^.
Dans notre document, un ongle était désigné par un , mais nous ne sommes pas sûr que ce fût la plus petite valeur linéaire. Nous verrons que l'autre système, qui est le second des mesures, part de la 5* partie de l'ongle, mesure très-appréciable, puisqu'elle est presque égale au millimètre. Si, dans le système de la tablelte de Senkereh, l'ongle n'était pas la plus petite valeur, force nous serait de présumer, comme point de départ, la 60* partie de l'ongle, à savoir: la i3' partie d'un millimètre environ. Cette mesure se nommerait le cheveu; mais nous devons faire observer que nous n'avons pas de texte précis pour justifier cette opinion. Il y aurait bien une considération à faire valoir, quelque hardie quelle puisse paraître. Le mot cheveu ne se dirait pas autrement en assyrien que sar, le sémitique '')^V , qui est en même temps l'expression du chiffre de 3,600, et le point de départ du système numéral que nous avons développé plus haut. Il se pourrait, dans cette hypothèse, que nous présentons sous toute réserve, que le sar représentât l'unité et
le multiple de celle-ci, comme, en effet, le clou vertical désigne à la fois le chiffre i et la seconde puissance de 60. Ce fait est incontestable, et il appuierait, sans la prouver striclement, Thypothèse que nous avons émise.
D'ailleurs, le mot cheveu peut bien exprimer un chiffre très-élevé, comme il indique une valeur linéaire minime.
Dans le document, la mention de Tavant-bras est précédée d*une autre valeur efl'acée que M. Smith a rendue par |- do coudée. Rien ne prouve cette restitution.
Le texte, tel qu'il est conservé, porte, en regard de 58, une lacune, puis 8 ongles. Le chiffre 8 est évidemmentincompIet;cestou 18 ou 28, puisque la dizaine manque. Dans le dernier cas, la valeur complétée par des ongles est la y de Tavant-bras; dans le second, cest, en effet, les \, mais il est probable que les \ sont le double de l'unité linéaire, que nous nommerons palme. Le palme aura donc été de 20 ongles=à o",09i/i ^ Ce palme nest pas la main, qui est de 2 4 ongles et-j du pied. L'un et l'autre formaient l'épaisseur des briques, et cette valeur est probablement exprimée par le mol assyrien tibikt couche de briques.
^ Cette paiiie de mou travail , à cause d'une maladie d^yeux , a été dictée, et les calculs, même les plus difficiles, ont été faits de tête. Il est donc possible que, malgré le soin que j\ ai mis, quelques fautes m'aient échappé : j*en appelle à la bienveillance du lecteur.
IJ est néanmoins certain qu il existait une mesure dun denii-U, dont M. Smith a prétendu que les textes le confondent avec le U *. Elle s appelait grand. SUKLDM, doù Ton peut conclure que le petit suk- Inm était une des mesures moindres. Voici comment on prouve le rapport du SUKLUM avec le U.
Sennachérib parle d*un terrain quil afvait gagné sur les eaux des affluents du Tigix, pour l'employer c\ 1 agrandissement du palais. Il en donne les mesures : 85o ou 85A U de long sur 889 de large (voir Laq. 38, 16 et passim). Dans le cylindre de Bollino, 1. 5i, on évalue le même champ à 1,700 grands iaklnm de long, et à 766 de large, ainsi spécifiés : 162 au midi, 217 au milieu, 386 au nord, vers le Tigre.
Le double de 389 est 778, et il se peut que le baril soit mal copié et qu'il faille lire 227 et 889, au lieu de 2 17 et 386. Mais on na pas même besoin d'admettre cette erreur; l'écart peut venir des instruments mêmes. Dans l'un des carrés, le iaklnm aurait été trop long de ^^\ dans l'autre, do ^.
La mesure de 3o ongles se nommait donc iaklum; ce qu'un syllabaire mal conservé semble rendre par salammu (B. M. II, 45, 5). Ce mot peut signifier
* M. Smith a, parmi d'autres grands défauts, celui de trancher les questions sans citer ses sources. Dans l*espëce , tous les passages des textes prouvent le contraire de ce qu il avance. Les inscriptions de Sennachérib ne prouvent pas Tidentité, mais présentent la diversité des deux expressions. Comparez, à ce sujet, Lay, 38, 7, 16; 39, ig, 20; 61, 1/1 ; 62, 20, 27; Cyl. 13ell. ^5 , 5i; B. M. IFI, i3. 45, n" 4 el 1.
trait y ligne y peut-être page. Le salam ordinaire était une des mesures les plus petites'.
6 avant-bras forment une canne (r/a/iti); 2 cannes, 12 îfvant-bras; 6 coudées forment un SA, dont nous ne connaissons pas la prononciation assyrienne*. Cette valeur sera appelée toise et mesure S^.îigi. Son autre idéogramme est JJJ, comme celui de la canne est JJ.
La toise forme le point de départ des mesures itinéraires. 1 soss de toises est le stade, dont nous avons déjà parlé, sa longueur est de i97"*,/l6. l,e document de Senkereh ne donne pns le ner de 10 stades, mais bien le kaéba de 3o stades, la parasange de 5,*923",8; il omet en revanche le kasbaqaqqar ou le schœne de 60 stades, i 1,847", 6.
On remarquera que ces omissions ne sont pas les seules, mais que plusieurs unités linéaires manquent dans le texte du Musée britannique.
Le pied ne s'y trouve pas , quoique son existence soit bien avérée. On y cherche en vain la coudée, regardée jusqu'ici comme unité fondamentale. Le plèthre, asla en assyrien, évalué à 60 coudées, y manque également, puis le décastade et le schœne.
En effet, ces valeurs se développent d'une manwîre autre par l'application du comput en soss , ners et sars.
^ Nous avons bien quelques indications en ce qui concerne la prononciation du sa dans les Gloses (B. M. II, 16,9 et suivantes). On y lit, comme pour SA, les mots 6a5iïf kunmrrû, sukunnâ et éristu, mais nous n'avons aucune donnée pour nous prononcer entre ces valeurs.
Par contre, le texte de Senkereh explique certains signes importants au nombre de quatre: ce sont les valeurs de tiers, de moitié, de deux tiers et de cinq sixièmes. Un fragment du syllabaire K. i lo (B. M. III, 70, 1,3,3) donne la prononciation de trois d'entre eux.
Voici les signes et leur prononciation. Nous y avons ajouté le signe du -j que M. Smith ne donne pas; il se trouve B. M. II, 37, 5i :
jy sixième.
T T tiers , sussan.
»-][— moitié, parai.
^îT deux tiers, sînip.
HT cinq sixièmes, parap.
Les mots parai et sinip^ se trouvent transcrits en caractères araméens.
On se rappelle une variante dans Tévaluation de 1 enceinte de Khorsabad; au lieu de trois cannes, on lit, dans la plupart des textes, J ^ — T^. Ce qui ne veut pas dire 1 barsa^, mais 1 SA y, ou 1 toise 7. La toise valant 2 cannes, 3 cannes font effectivement I toise -j. Les monogrammes des fractions sont mis après le chilfre. Ainsi (G. I. de Kh. /. 1 28), le fossé entourant les assiégés à 1 asla de Diviarce était profond de 1 toise -j (pasi ftar.ça^), et large de 100 coudées.
^ La forme n^t^ se prouve par B. M. III, i5, 44* * Néanmoins, il a existé une valeur métrologique de harsa, qui se trouve, entre autres, dans Tinscription du temps de Domitien que j*ai publiée dans les Mélanges archéologiques de l'Egypte et de
Abordons maintenant laulre système des mesures.
Nous avons démontré que le stade, le dëcastade et le schœne forment le soss, le ner et le sar d'une mesure que nous avions confondue avec la canne. Continuant à traduire qana par caww^, la mesure de 6 coudées sappellera toise. Celle-ci est donc le point de départ d'un système de sar. Mais il est de toute évidence que ce même système doit s'appliquer en arrière, et la toise devient le sar d'une unité moins grande. Le ner étant la 6* partie du sar^ nous aurons, pour cette valeur, la coudée.
Le soss sera donc la lo* partie de la coudée, I 2 ongles.
L'unité fondamentale de ce système est donc la 5' partie de l'ongle, 12 cheveux équivalant à 0^,0009 i/i.
Six ongles équivalent à un pouce, dont 1 2 font un pied, 20 ime coudée, 3 7 une aune.
Nommant cette mesure le point, nous aurions donc les deux systèmes suivants :
Unité, le point == o",ooo9i4
Soss, le double pouce = o ,o5485
Ner, la coudée = o ,5485
Sar, la toise = 3,291
Soss, le stade = 1 97 ,46
Ner, le décaslade. = 1974 ,6
V Assyrie. Le mot bars, t!?13, écrit en lettres phéniciennes, suppose un assyrien 6ary. C'est peut-être l'équivalent de paras' DTD» <ï»i explique le signe (B. M. II, 28, 65), et signifie «diviser.»
Sar, le schœne. . — 1 1847'",6
6 doubles pouces donneront le pied. . . = o «SaQi
60 c{oui/e5/70ttcej donnent la loise ou 10^**'= 3 ,agi
10 toises donnent le plèthre (asia). 6 plèihres donnent le stade.
Il a donc existé deux subdivisions de la coudée , lune en 12 ou 6 parties, l'autre en 10 ou 5 parties, déductibles toutes les deux du système sexagésimal. La 5*partie de la coudée , le -J- du pied , est la main de o"*,io97; ^^^^^ main donnait ^Ix ongles, elle durerait du palme de U ongles ou de 1 8 millimètres environ.
Voilà les mesures du système sexagésimal, d'où dérive la coudée, qu'Hérodote nomme la coudée métrique [à 'oijyys ftérpios), et dont il distingue la coadée royale (Hér. I, 188); cette mesure est plus longue de 3 dactyles : or, le doigt olympique étant de 26 millimètres environ, 3 doigts équivalent à peu près à 8 centimètres. La coudée dite royale avait donc 7 palmes ou 1 4o ongles, et valaito™,6399 àNinive, et o",6i25 à Babylone.
La demi-coudée royale était un peu moindre qu'un pied; elle valait o",32 et o"*,3o625. C'est elle qui est devenue le bras des Arabes.
L'intervention du chiffre sept, dans le système sexagésimal , sera prouvée par la discussion des aires; nous y verrons encore l'introduction d'un autre nombre prime, celui de 37. Il y a eu, en effet, une mesure qu'on appelait grand U, grand côté de 222 ongles, ou de 1 "",01/17 et de o"',97i.
Nous ne serions pas étonné que cette mesure fût identique anigoviz des Persans , qui a la même valeur.
Nous désignerons le grand U linéaire par aune. L'excédant des deux grands côtés du rectangle de Khorsabad est juste de loo aunes.
Il a existé, chez les juifs également, une mesure composée de Sy palmes (Ez. As). C'était la canne de la mesure que nous appelons calame. Un rès était formé par 70 (selon d'autres par 3o) calâmes : le mille se composait de 52 5 (ou 2 25) mesures de la même espèce. Si le calame a existé en Assyrie , il se composait de 760 ongles.
Voici donc le tableau général des mesures assyriennes :
Le cheveu =
Le point, de 1 2 cheveux =
L'ongle, de 5 points =
Le pouce, de 6 ongles =
Le demi-palme, de 10 ongles =
Le double pouce, de 12 ongles =
Le palme, de 20 ongles =
La mxiin, de 24 ongles =
Le sulum , de 3o ongles =
Uavant-hras, la demi-coudée, de Go ongles =
LiCpied, de 3 mains, 72 ongles. ..... =
La coudée, de 2 avant-bras '. . . =
La coudée royale, de 7 palmes. =
L'aune, de 37 pouces =
La canne, de 3 coudées =
La toise, de 2 cannes =
Le calame, de 37 palmes =
Ln perche, do G toises —
Le pîèlhre, ilc lo toises =
Le 5to(&> de 60 loiscs , 36o coudées. . . =
Le décastade ou mille, de 10 stades. . . . =
La parasange, de 3o stades =
Le schœne, de 60 stades ^ =
Si Ton part du pied babylonien de o",3i5 et de la coudée égypto-babylonienne de o",525, on a des valeurs un peu moindres.
Les voici dans tout leur développement, quoique Tapplication pour les mesures dérivées n en soit pas prouvée.
Le cheveu
Le point
Vongle
Le poace
Le demi-palme, .
Le double pouce.
Le palme
La main
Lesulum
Vavant-lrxis. . . .
Le pied
La coudée
La coudée royale
L'aune
La' canne
La toise
Le calame
La perche
Le plèthre
,0875 ,io5
Le stade 1 89
Le mille 1890
La parasange 5670
Le schœne . -. 11 34o
Les différences qu'on constate sont surtout appréciables dans les mesures itinéraires. L'écart des deux parasanges est déjà de plus de 200 mètres, et celui des schœnes deSoo mètres. Pour les moindres valeurs, celle de la main et celles au-dessous, la divergence est minime, et pour les plus petites, elle serait purement théorique. Cette différence aurait quelque influence sur la fixation des poids, si, ce que nous ne croyons pas, le système babylonien avait été le point de départ des valeurs de pondération.
Voilà, en général, le système des mesures linéaires.
Nous avons éclairci, au point de vue du déchiffrement, quelques points obscurs. Parmi ceuxci, il faut ranger une mesure qui est nommée le grand U, et une autre mesure nommée SIJK.LUM. qui se trouve, ou seule, ou avec fépithète de grand M. Smith a voulu identifier ces deux expressions, ce qui est inexact; elles ne se remplacent pas^ Les passages semblent autant s appliquer à des mesures de superficie qu'à des côtés de ces valeurs agraires. Dans quelques textes, néanmoins, surtout dans les inscriptions de Sennachérib et d'Assarhaddon , les deux mesures doivent s'appliquer à févaluation des côtés et constituer ainsi une valeur linéaire ; mais
^ II se peut que quelques expressions aient eu plusieurs sens. Pour arriver à une certitude , il faudrait pouvoir appliquer une évaluation assyrienne à un espace examiné métriquement. Mais, d'autre part, il semble certain que ces évaluations linéaire? ne peuvent
celle-ci ne pourrait pas être le côlé d'un carré exprimant ces surfaces.
Il nous reste à considérer le système des Perses, qui est presque identique à celui des Assyriens. La coudée y arasni, était de o^^SAôy, donc \ empan , vitaçii, de o",27335. La double coudée, bàza, le bras, avait l'^fOgS^. Le pied s appelait probablement gâma; il était de o",3,28oa. Le stade, açparaça, en perse*, avait donc igô^'^Sis. 3o stades formaient une parasange (en perse parathahha ou frathakha) , aujourd'hui farsahh, qui, dans tout le royaume persan et dans tout fOrient, est encore, de nos jours, usité comme mesure itinéraire , même en pays arabe ; il mesurait 5, 90/1 "",36. La double parasanges'appelait^dva, en persan gâv; elle avait la longueur de 1 1 ,808^,72; mais, à cette époque, on ne comptait officiellement les distances que par parasanges. Les subdivisions nous sont peu connues; probablement \ empan se divisait en 1 G doigts, angasta, en perse, de o™,27335, et Yangasta (le doigt) en 6 grains d'orge, yava, en perse, de o'",oo455. Cette dernière mesure se trouve mentionnée dans le Zendavesta ^.
Les valeurs données aux mesures perses seront confirmées d'une 'manière éclatante, lors de la dis-
absolument pas se concilier avec les mesures agntires qui portent le même nom ; cela sera démontré plus tard.
' Cest le mot thalmudique D^")»
' Quant au mot avacina, dans lequel M. Fr. Mûller voit une mesure, nous somme» plutôt de ropinion de M. Justi , qui le traduit par tel.
cussion des volumes, par la comparaison avec les mesures attiques.