LE NOM
Mistral m'a suggéré un autre radical, que l'on peut accepter pour la durée de la guerre : « Et qui sait si le dieu Mars [Mars, Mariis) ne serait pas ■an des parrains de Marticum * ? » Ce souvenir capitolien, introduit au pays de Marthe syrienne ~, expliquerait peut-être comment, d'âge en âge, plusieurs de nos compatriotes manièrent excellemment des instruments plus durs que cette pauvre plume. L'ordre religieux fondé par un des leurs au xi® siècle devint rapidement un ordre militaire. Dans îa première partie du xvi® siècle, quand l'amiral Doria infesta la Provence, il n'y eut, selon Fhistorien Bouche, que trois places pour résister : la îour de Toulon, Roque vaire et la tour de Bouc, «eile-ci défendue par les hommes de Martigues. Pendant les guerres de religion, deux de nos trois quartiers, qui étaient pour la Ligue, soutinrent des sièges furieux. Enfin, sans m'arrêter aux compagnons de Su(îren, entre lesquels l'auteur de Mireille u choisi son pêcheur-aède,
Es un Mariegau qu'à la vesperado A fa la cansoun en calant si lis...
aos matelots ne se sont pas trop mal tenus dans Montrouge, en 1870, avec l'amiral Pothuau !
i. Lettre du 28 novembre 1913.
2. Voir dans mon livre Anthlnea, a TÉtang- de Marthe et les îiauteurs d'Arislarché », et « les deux Marthes » dans B3on autre livre, L'Action française et la religion catholique.
LI TRENTO BÈUTA DOU MAHTEGUE
I FEUBRE DE PaRIS.
... Sabès coque me rememoron vàsti parladuro ^ sahès ço que me dison e me retrason ? D'abord que sian eici pèr char r a de nàstis endre\ pode bèn vous lou dire. Es lou Martegue que vese en aquéli moumen^ quàuqui roudelet de terro encenturado pèr la lorw, très iscleto que se tenon e s^enfielon au iremount de VEstang de Berro, erriun an ribanct d'oustau que floto sus li dos ribo. Dirias que soun aqui pèr amarra au countinènt très perleto que Vaigo empourtarié vo manjarié.
^Line moun vila^e mai que toun vilage ! nous canto Fèlis Gras. Va crese que Vame! Etôuti li Martegau counie i/*u. Nàstis orne de mar nen sâbon quaucarèn, Auire-tèms, s^un veissèu sourtié de Marsiho^ qu^un Martegau ié coumandèsse, emé lou meiour vènt^ la mar tout-beu-just proun esmougudo pèr carreja plan-plan à Cefo, à Barcilouno vo à Maiorco, — cresès-ti que lou Martegau s'aliuen-