‹ L'étang de BerreChapitre 33 sur 68 · LE CINQUANTENAIRE DE MIREILLE 20 J · texte numérisé non relu

LE CINQUANTENAIRE DE MIREILLE 20 J

cent, que ne peux-tu voir dans mon cœur comme dans un verre? De soûlas, de soûlas, mon cœur en surabonde. Mon cœur est une source qui déborde, délices de toutes sortes, grâces, bonheur... »

Et Vincent :

« Morte I Ce nest pas possible... Bonnes gens qui êtes là, vous avez vu des mortes. Dites-moi si elles souriaient ainsi... »

Les mortes ne sourient pas avec cette grâce» Mireille ne mourra jamais, elle continuera de suggérer aux hommes la même idée d'un monde enfin épuré de tout mal.

NOTRE-DAME DE SEPTEKfBRE

Provence, certains imaginent que tu as une âme légère...

PtBRRB G«ASSET.

Nous voici au quatre- vingtième anniversaire du beau jovir de septembre 1830 qui nous donna Mistral. Le poète a conté dans la préface des Iles d^Or, la première rencontre de son père et de sa mère au milieu des glaneuses. « On me baptisa Frédéric », dit-il ailleurs, « en souvenir d'un pauvre petit gars qui, du temps où mon père et ma mère se parlaient, avait fait gentiment leurs commissions d'amour et qui, peu de temps après, était mort d'une insolation. Mais, comme elle m'avait eu à Notre-Dame de Septembre, ma mère m'a toujours dit qu'elle avait voulu me donner le nom de Nostradamus, d'abord pour remercier la Mère de Dieu, ensuite par souvenance de l'auteur des Centuries, le fameux astrologue natif de Saint-Rémy. Seule-

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