‹ L'étang de BerreChapitre 5 sur 68 · VIII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS

glante se modère, se compose, s'atténue et prend les allures de yie et d'humanité qui conviennent. Voici, des deux côtés de l'étang allongé qui miroite sous ma colline, les maisons de campagne ombragées d'un grand pin, pareil aux palmiers d'Orient, et des fermes, d'aspect plus humble, que défend la muraille vive de cyprès alignés contre le mistral.

Au fait, ces défenses sont rares, nos bâtiments couleur d'or roux aiment à montrer leur dédain du soleil et du vent; beaucoup s'opposent seuls et nus, sur une éminence, au ciel dur ; les autres se contentent de l'ombre aérienne, spirituelle, abstraite, de l'unique cyprès planté sur le flanc gauche ou le flanc droit de la maison. C'est un arbre deux fois vénérable, car il est au moins séculaire et je ne saurais dire à quoi il peut bien servir là K Pourtant son ombre tourne avec les heures de chaque jour écoulé, et maintenant elle s'allonge mélancoliquement aux feux du soleil qui décline, dans cette direction de l'orient qui marque la voie des renaissances au bout de la nuit du sommeil.

J'ai dit ce qui se passe à la hauteur de ma col-

1. Il sert, répond le Docteur S..., familier de nos champs, parce que tout sert à la campagne. Le cyprès détourne la foudre, comme l'aiguille de Franklin. Et le cyprès bien orienté dessine sur la terrasse nue Taiguille du cadran solaire.

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