‹ L'État Actuel de la Question du LuxembourgChapitre 8 sur 45 · CYR ORNE DA TRS · texte numérisé non relu

CYR ORNE DA TRS

Hi CR

semblait précaire, c’est vers la France qu'il était disposé à chercher l'orientation de ses destinées et il redoutait surtout l'absorption par l'Allemagne.

Ce sont les vœux qu’exprime une pétition de la bourgeoisie

de la capitale au roi-grand-dne : « D’un côté la France désire

l'annexion du Grand-Duché, d’un autre côté le Grand-Duché « recule devant son adionction à la Confédération du Nord, « devant son absorption inévitable par l'Allemagne. Nous admi- « rons Allemagne, mais nos sympathies, nos mœurs, nos tra- « ditions, notre sentiment énergique d'égalité, nous attirent vers « la France ....: si, comme nous, Votre Majesté craint que notre « indépendance, quelque chère qu’elle nous soit, ne puisse nous « être garantie, vous pouvez, Sire, sans faillir à votre mission paternelle et sans compromettre l'intérêt des Luxembour- « geois, accéder au désir de la France. » .

Une autre pétition signée par toute la population est adressée au roi :

« Si l'autonomie peut être conservée à vos fidèles Luxembour- « geois, mais à des conditions qui garantissent, pour l'avenir, « le maintien et le respect de leurs institutions, la libre adminis- « tration de leurs affaires intérieures, le développement normal « de leurs intérêts moraux et matériels, ils supplient Votre « Majesté de diriger les efforts de la politique vers la réalisation « de leur vœu unanime. Que si cependant, comme il est fort à « craindre, il ne pouvait en être ainsi, s’il fallait faire le sacri- « fice de ces conditions de leur bonheur passé, ils remettraient « avec une entière confiance le sort de leur chère patrie à la « sollicitude parternelle de Votre Majesté, à cette affection pro- « fonde dont Elle et son auguste représentant ont donné tant de « preuves. N'oubliez pas alors, Sire, dans les négociations que « vous poursuivez, les sentiments intimes que les Luxembour- « geois ont manifestés dans toutes les circonstances, et qu'un « puissant ministre de l Allemagne a naguère cru devoir recon- « naître et affirmer devant l'Europe entière (1) >

La renonciation de la Belgique au dir d bush, en écartant la proposition autrichienne, et surtout la duplicité de Bismarck, menaçaient de déchaîner la guerre entre la France et la Prusse

1. Allusion au discours de Bismarck constatant la répugnance dû Luxembourg à s’afilier au Nordbund,

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