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concentration. L’urée parvient aux reins dans le sang au taux de o gr. 4o par litre. Il en est éliminé par l’urine au taux de 18 gr. pour 1.000. La concentration maxima de l’urée dans l'urine, c'est-à-dire le taux le plus élevé auquel cette substance puisse atteindre est de 56 p. 1.000 ; c’est Ambard qui a formulé les lois de la sécrétion uréique que nous rappelons :
1° Lorsque le rein débite l’urée à une concentration constante, le débit varie proportionnellement au carré de la concentration de l’urée dans le sang ;
2° Lorsqu’avec une concentration d’urée constante dans le sang le sujet débite l’urée à des concentrations variables, le débit de l’urée est inversement proportionnel à la racine carrée de la concentration de l’urée dans l’urine ;
3° Lorsque la concentration de l’urée dans le sang est variable et que la concentration de l’urée dans l’urine est également variable, le débit uréique varie en proportion directe du carré de la concentration de l’urée dans le sang et en proportion inverse de la racine carrée de la concentration de l’urée dans l’urine.
La concentration maxima de l’urée dans l'urine dépend de la qualité du parenchyme rénal et non de sa quantité. Un chien auquel un rein a été enlevé présente la même concentration maxima qu’avant l'opération. La concentration maxima est. indépendante de la quantité d’urée éliminée ainsi que des autres substances sécrétées simultanément. Au cours
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des néphrites, notamment des néphrites infectieuses ou toxiques, les substances nocives apportées par la circulation sanguine. n’ont pas poureffet de détruire certains territoires plus ou moins étendus du paren— chyme rénal, mais exercent leur action sur l’en-semble des épithéliums tubulaires chargés du travail de concentration : en somme la teneur du sang en urée représente un équilibre entre la quantité d’urée que le sang reçoit perpétuellement des tissus et la capacité de débit du rein. Quand cet équilibre est rompu, le chiffre de l’urée sanguine devient plus considérable sans que le débit uréique augmente.
On admet actuellement, que c’est au niveau des tubes urinifères, particulièrement au niveau de leur portion contournée, que se fait la concentration, que l’on a coutume de désigner sous le terme de sécrétion ; ces faits ont été contrôlés, expérimentalement, chez la grenouille. Le glomérule ne jouerait aucun rôle dans cette sécrétion. L’élimination de l’eau, au contraire, serait un acte glomérulaire.
Les autres causes de rétention d’urée par insuffisance d'élimination sont secondaires : l’azotémie par oligurie est bien connue actuellement, elle fut étudiée par Josué et ses élèves ainsi que par Paisseau et Merklen. Elle peut être due soit à de l'insuffisance cardiaque, soit à la privation de boisson, soit enfin à des éliminations hydriques profuses, sudation, diar— rhée, vomissements ; une certaine quantité d’urée est entraînée par les liquides ainsi évacués, mais infi-
niment moins que par voie rénale; au cours des