‹ L'État Du Sang Dans La DiphtérieChapitre 15 sur 46 · LM GARE · texte numérisé non relu

LM GARE

mum qui coïncide avec le début de la défervescence.

Chalier de Lyon, dans différents articles et dans les thèses inspirées à ses élèves, pose nettement la question de l’azotémie et de la diphtérie maligne.

Mollon, dans sa thèse en 1925, sur l'étude des complications rénales au cours de la diphtérie, montre qu'il existe une forme azotémique de la néphrite diphtérique avec taux de rétention uréique rapidement élevé ; il insiste sur ce fait, que le taux de l’'urée sanguine est indépendant du taux de lPalbuminurie ainsi que de la quantité des urines ; les symptômes qui caractérisent cette néphrite azotémique seraient le myosis, la somnolence, la pâleur, Padynamie, l’anorexie, les vomissements, les troubles respiratoires. Mais en règle générale, la néphrite azotémique diphtérique se traduit par un minimum de signes, d’ailleurs plus ou moins masqués par les autres signes d'intoxication diphtérique.

Brochier, dans sa thèse en 1927 sur l’angine diphtérique maligne, étude clinique et pronostic, écrit que « l’azotémie des diphtéries graves n’est pas le plus souvent une azotémie par oligurie» ; la diurèse -est relativement peu diminuée ; il attribue l’azotémie diphtérique à deux facteurs, l’imperméabilité rénale, la désassimilation exagérée et la désintégration cellulaire. Il conclut en indiquant le chiffre de o gr. Jo à 1 gramme d’urée comme taux limite au-dessus duquel le pronostic est fatal.

Dans une étude très complète, parue en 1927 dans le Journal de Médecine de Lyon, Chalier, Brochier, Chaïx

Page 1