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et Grandmaison étudient le rôle des reins et des surrénales dans la malignité diphtérique ; après avoir rappelé les deux aspects de la malignité diphtérique qui, « précoce, tue d’une façon foudroyante ou plus lente entraîne l’ensemble de manifestations cliniques individualisées par Marfan sous le nom de syndrome secondaire de la diphtérie maligne » les auteurs insistent sur la constance des lésions rénales. Ils apportent 11 observations personnelles de diphtéries malignes, complétées par une étude anatomo-pathologique d’où il résulte que la néphrite diphtérique est une néphrite parenchymateuse tubulaire dans laquelle là congestion domine. Nous citons ici la conclusion de cette étude : « En somme, lésion de néphrite aiguë avec, du côté du glomérule, de la ‘congestion, sans véritable glomérulite, du côté des tubes, la néphrite s’accuse davantage par des lésions épithéliales certaines, la présence de cylindre et l'existence de petits raptus vasculaires avec thrombus dans des zones nettement atteintes alternent avec des îlots d'apparence saine. » |
Ces auteurs disent par ailleurs : « Les lésions dégénératives de l’épithélium tubulaire sont dans leur ensemble assez discrètes, quoique nettes, il y a peu de diapédèse, mais on trouve avec la chute des cellules épithéliales, soit des cylindres, soit des éléments de pus. »
Ils font ensuite une étude séméiologique. Les manifestations urinaires qu’ils ont trouvées consistent en
oligurie, celle-ci pouvant être très accusée et aboutir
DNS ess
à l’anurie, en albuminurie qui est trouvée constam— ment dans toutes les formes de diphtérie, mais sans que la quantité d’albumine soit proportionnelle au degré de l’intoxication ; enfin on trouve habituellement dans le culot de centrifugation, des cylindres hyalins, granuleux, des cellules épithéliales rénales, des leucocytes. L’hématurie est exceptionnelle. Parmi les symptômes qui caractérisent cette néphrite diphtérique les auteurs mettent au premier plan les trou— bles gastro-intestinaux : anorexie, vomissements, parfois diarrhée, amaigrissement : ils citent les manifestations nerveuses, somnolence, convulsions, crises d’agitation ; les manifestations respiratoires. Ils concluent : « Au cours de la diphtérie maligne, la néphrite est fréquemment trouvée pour qui veut la chercher le syndrome urinaire en est la preuve patente (oligurie, albuminurie, présence d'éléments figurés dans le sédiment urinaire). L'augmentation du taux de l’urée dans le sang confirmera son existence. Ces deux signes objectifs : sédiment urinaire, taux de l’urée sanguine, confrontés, permettront d'éliminer les cas où l’azotémie relève d’une oligurie cardiaque.
Les manifestations cliniques qui extériorisent cette néphrite sont variables. Elles peuvent revêtir la forme de l’urémie nerveuse (somnolence, adynamie, torpeur, convulsions, myosis); la forme de l’urémie digestive (anorexie, vomissements, diarrhée), ou plus rarement la forme de l’urémie respiratoire (dyspnée
toxique, régulière ou irrégulière -ou type Cheyne